Volodymyr Zelensky à Paris et Berlin pour signer des accords bilatéraux de sécurité

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L’Élysée n’a pas souhaité commenter sur le détail du texte, qui devrait pour autant « épouser de manière assez serrée la déclaration [du G7 à Vilnius] ». [CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA-EFE]

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra à Berlin et Paris vendredi (16 février) pour signer deux accords bilatéraux en matière de sécurité, conformément aux engagements des chefs d’Etat du G7, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année.

Dès juillet 2023, les dirigeants du G7 – qui regroupe les sept pays les plus riches du monde – annonçaient à Vilnius la signature prochaine d’accords bilatéraux de sécurité pour soutenir l’Ukraine militairement et économiquement sur le long terme.

Six mois plus tard, la France et l’Allemagne sont les deuxième et troisième pays à confirmer la signature de tels accords.

M. Zelensky est attendu dans les deux capitales vendredi pour signer ces accords bilatéraux, avant de se rendre à la conférence annuelle de Munich sur la sécurité ce week-end.

Dès la mi-janvier, le président Emmanuel Macron avait annoncé qu’un accord bilatéral de sécurité était sur les rails. Il avait en outre précisé que la guerre d’agression russe en Ukraine représentait l’un des plus grands risques pour la stabilité géopolitique mondiale.

Le Chancelier allemand Olaf Scholz avait lui aussi confirmé en janvier qu’un tel accord était en phase d’être « finalisé ».

Le Royaume-Uni a été le premier pays à signer un accord de sécurité avec Kiev le 12 janvier. L’accord sera en vigueur pour les dix prochaines années, un temps après lequel l’Ukraine espère pouvoir devenir membre à part entière de l’Alliance atlantique (OTAN).

L’Union européenne s’est aussi engagée à fournir à Kiev un soutien de long terme, qui inclue une enveloppe financière de 50 milliards d’euros pour les quatre prochaines années, adoptée par les 27 Etats membres lors d’un sommet européen extraordinaire le 1er février.

Des négociations sont en cours entre Kiev et d’autres capitales européennes, outre Paris et Berlin, pour s’accorder sur de nouveaux accords bilatéraux de sécurité.

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« Épouser » la déclaration du G7

L’accord que MM. Zelensky et Macron devraient signer vendredi doit se pencher sur « le soutien militaire dans la durée à l’Ukraine pour l’aider à se défendre et pour dissuader toute agression future », a souligné l’Élysée.

Il devrait également comprendre des dispositions relatives au « soutien économique et en matière d’assistance civile » de l’Ukraine. Des budgets dédiés pourraient aussi être dévoilés.

L’Élysée n’a pas souhaité commenter sur le détail du texte, qui devrait pourtant « épouser de manière assez serrée la déclaration [du G7 à Vilnius] ».

Cette déclaration s’engage à établir des accords « bilatéraux et particuliers à long terme » afin d’ « assurer la présence durable d’une force capable de défendre l’Ukraine aujourd’hui et de dissuader toute agression de la Russie à l’avenir », et à « renforcer la stabilité économique et la résilience de l’Ukraine » et de « fournir un soutien technique et financier » immédiat à Kiev.

Idem du côté allemand, où aucun détail n’a fuité. L’agence de presse DPA a simplement rapporté que la signature d’un accord entre Berlin et Kiev était « attendue » vendredi.

Lors de sa grande conférence de presse le 16 janvier dernier, M. Macron avait aussi évoqué un déplacement à Kiev en février : l’Elysée s’est refusé à tout commentaire quant à la tenue d’un tel voyage.

Enfin, au même moment, le président s’était engagé à livrer 40 nouveaux missiles de longue portée SCALP, des « centaines » de bombes air-sol AASM, et de nouveaux canons français CEASAR. On ne sait pas encore si le sujet de la livraison sera abordé par les deux dirigeants.

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