Des multinationales s’allient contre les déchets plastiques

Une vingtaine de multinationales se sont engagées à verser 1,3 milliard d’euros en 5 ans pour mettre fin aux déchets plastiques. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Financer pour éviter de changer ? 27 multinationales de la pétrochimie, de la fabrication de plastiques et de la gestion des déchets, comme Procter & Gamble, Suez, Veolia, Total, BASF et ExxonMobil s’engagent à verser 1 Md$ (777 M€) en faveur de projets visant à réduire et à gérer les déchets plastiques dans une logique d’économie circulaire, selon le communiqué diffusé ce 16 janvier par l’AEPW (Alliance to end plastic waste). Aucune annonce globale n’a en revanche été faite sur la recyclabilité des produits, ni sur l’intégration de matières recyclées, ni sur l’utilisation de matières alternatives.

Quatre objectifs

80 % des déchets plastiques marins proviennent de sources terrestres (cf. article du JDLE), comme ces groupes l’ont rappelé lors de la conférence de presse, mais l’Alliance se focalise sur l’aval du problème au détriment de l’amont, soit la production galopante de plastiques dans le monde. « Nous devons éduquer les consommateurs et les gouvernements sur la nécessité de la collecte et du traitement des déchets plastiques », a déclaré Bob Patel, PDG de LyondellBasell, une multinationale américaine spécialisée dans la pétrochimie, membre fondatrice de l’AEPW. Le PDG de Procter & Gamble, David Taylor, a de son côté invité « les entreprises de toutes tailles, de tous pays et tous secteurs, à rejoindre l’Alliance ».

Au total, l’AEPW vise 4 objectifs : le développement d’infrastructures de collecte, traitement et recyclage, l’innovation, l’éducation des pouvoirs publics, entreprises et communautés et le nettoyage des zones très polluées comme les rivières. Selon une étude publiée en juin 2017, 67 % des déchets plastiques proviennent de 20 fleuves dans le monde, dont la plupart en Asie.

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Des projets de recherche, gestion et formation

Dans son communiqué, cette nouvelle alliance affirme qu’elle compte nouer des partenariats avec des villes pour développer des systèmes de gestion de déchets dans les zones urbaines dépourvues d’infrastructures, investir dans l’Incubator Network pour faire émerger entreprises, nouvelles technologies et nouveaux modèles économiques ; mais aussi déployer un projet scientifique international « open source » et organiser ateliers et formations avec des organisations intergouvernementales comme les Nations unies.

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