Des nouveaux objectifs pour enrayer le déclin de la biodiversité

Des koalas en péril en Australie. EPA-EFE/DAVID MARIUZ AUSTRALIA AND NEW ZEALAND OUT

Neuf mois avant la COP15 de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), la première mouture de la feuille de route post-2020 a été publiée, le 13 janvier, par le secrétariat exécutif. Un article de notre partenaire le JDLE.

Les négociations entrent dans le vif du sujet. A la demande du groupe de travail, un avant–projet de texte mondial a été préparé par le secrétariat exécutif de la convention sur la diversité biologique (CDB) pour servir de base aux négociations de la deuxième session de travail pré-COP, prévues du 24 au 29 février à Kunming, en Chine. Une condition sine qua non, dans le processus onusien, pour permettre aux représentants de près de 200 Etats (Etats-Unis et Vatican n’en font pas partie) de conclure un accord quasi universel, à l’issue de la COP15 de la CDB, fixée en octobre, toujours à Kunming.

THÉORIE DU CHANGEMENT

Il affirme qu’une action politique «est urgente aux niveaux mondial, national et régional pour transformer les systèmes économiques, sociaux et financiers afin que les tendances qui ont accentué la perte de la biodiversité se stabilisent d’ici à 2030 et permettent aux écosystèmes naturels d’être restaurés d’ici à 2040 avec de nettes améliorations attendues en 2050».

30% D’AIRES PROTÉGÉES

Pour atteindre ce changement, le texte s’appuie sur 20 objectifs visés aux horizons 2030 et 2050. Parmi eux la protection d’au moins 30% des surfaces terrestres et marines, dont 10% en protection stricte (toute activité de pêche, de chasse ou agricole étant interdite), d’ici dix ans.

BILAN DES OBJECTIFS D’AÏCHI

Pour mémoire, les objectifs d’Aïchi visaient 17% des zones terrestres et 10% des zones côtières en 2020. Sur ce point, ils ont été atteints. Tous les autres, comme la division par deux du taux de perte des habitats naturels, la fin de la surpêche ou la gestion durable des terres agricoles, sont en-dehors des clous. Leur bilan complet est d’ailleurs attendu lors de la COP 15.

ESPÈCES INVASIVES, PLASTIQUE ET CLIMAT

Autres cibles en 2030: réduire le taux d’introduction des espèces exotiques envahissantes (pourcentage à préciser), diminuer la pollution due à l’excès de nutriments, pesticides et plastiques (pourcentage à préciser) et contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique grâce à des solutions basées sur la nature, fournissant environ 30% (à préciser) de l’effort d’atténuation nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. C’est d’ailleurs la première fois que la CDB intègre un objectif climatique à sa littérature.

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