L’UE va cuisiner plus vert

Les plaques de cuisson et les fours trop gourmands en énergie seront interdits. [Lori Grieg/Flickr]

La vente de fours et de plaques de cuisson énergivores est interdite  à partir du 20 février, date d’entrée en vigueur de nouvelles règles sur l’efficacité énergétique des appareils ménagers.

Se débarrasser d’appareils trop gourmands en énergie réduirait d’environ 50 euros la facture d’électricité des consommateurs chaque année. Voilà l’argument massue qui a conduit l’UE à interdire les appareils de cuisson peu efficace.

La directive, connue sous le nom d’écoconception, vise à réduire les importations de combustibles et les émissions de CO2.

Les fabricants d’appareils électroménagers européens, tels que Bosh, Siemens, Haushaltsgeraete et Philips, ont été intégrés dans les discussions et ont accueilli favorablement les nouvelles règles qui s’appliqueront désormais aux fours et aux plaques de cuisson.

Pour les détracteurs de l’écoconception, cette directive n’est qu’un autre exemple de la bureaucratie de Bruxelles. L’année dernière, les règles limitant la puissance des nouveaux aspirateurs se sont transformées en un scandale ultra-médiatisé, appelé Hoovergate.

Selon la directive de l’écoconception, qui s’appliquera, à partir du vendredi 20 février, aux plaques de cuisson, fours et aux hottes aspirantes, aucun produit ne sera autorisé sur le marché s’il ne respecte pas les objectifs d’efficacité énergétique. Ces objectifs passent aussi par des mesures telles que l’isolation et une meilleure conception des portes.

La Commission a indiqué que le consommateur ne verrait aucune différence en termes de performance.

La loi autorisant les magasins à liquider leurs stocks, les défenseurs de l’efficacité énergétique rappellent aux consommateurs que se laisser tenter par des appareils électroménagers à prix cassés ne fera qu’augmenter leur facture d’électricité.

« Grâce à ces règles, les normes de conception seront plus élevées, ce qui signifie que les importations asiatiques de mauvaise qualité devront quitter la cuisine », a commenté Stamatis Sivitos, lobbyiste pour Coolproducts Campaign.

Contexte

Pour réduire l'impact de certains produits sur l'environnement dès leur phase de conception, l'UE a adopté en 2005 une directive-cadre visant à définir des exigences d'écoconception pour les produits consommant de l'énergie.

Cette directive vise à obliger les fabricants de ces produits à réduire, dès la phase de conception, la consommation d'énergie et l'impact de ces produits sur l'environnement.

>> Lire notre dossier spécial : l’écoconception applicable aux produits consommateurs d'énergie

Les normes d'efficacité énergétique ont dans un premier temps été appliquées à 19 groupes de produits (dont le matériel de chauffage, d'éclairage, les appareils domestiques et les moteurs électriques) sélectionnés lors d'une phase de transition après l'adoption de la directive en juillet 2005.

En juillet 2008, la Commission a proposé d'étendre la portée des règles d'écoconception aux produits qui ont un impact indirect sur la consommation d'énergie, comme les cadres de fenêtres ou les robinets d'eau. L'élargissement de la directive a été adopté en 2009.

Elle couvre actuellement 40 groupes de produits, dont les chaudières, les ampoules électriques et les réfrigérateurs, qui sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE.

Plus d'information

Commission européenne

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