Le Parlement met fin à la jungle technologique des chargeurs de mobiles

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Les fabricants de téléphones portables et de smartphones tels que Samsung, Apple ou Nokia, devront proposer un chargeur universel à leurs clients d'ici 2017.

Samsung, Apple ou Nokia ne pourront plus proposer des chargeurs de téléphone portable ou smartphones différents. L'ensemble des constucteurs devront proposer aux consommateurs un chargeur universel d'ici 2017.

Les eurodéputés ont adopté hier (14 marsà 550 votes pour, 12 contre et 8 abstentions une directive en faveur du chargeur universel lors de la session plénière à Strasbourg.  

« Je me félicite que nous soyons parvenus à nous entendre sur l’introduction d’un chargeur commun. […] Cela mettra un terme à la confusion qui règne en matière de chargeurs et aux 51 000 tonnes de déchets électroniques annuelles. »Barbara Weiler, eurodéputée allemande socialiste et rapporteure sur le dossier, a indiqué dans un communiqué :

« L'incompatibilité des chargeurs actuels de téléphones portables, smartphones tablettes, appareils photo numériques et lecteurs de musique constitue un cauchemar et une véritable difficulté pour les consommateurs. Cette nouvelle directive met un terme à ce tourment et a un impact positif sur l'environnement. »

Les consommateurs européens ont l'habitude de changer de chargeurs depuis des années. Les types de chargeurs varient souvent en fonction des marques, mais également en fonction des modèles d'appareils mobiles.

Bon nombre de téléphones portables mis sur le marché sont déjà conformes au format micro-USB, mais les géants du smartphone, tels qu’Apple et Nokia, devront dorénavant aussi conformer leurs modèles aux normes européennes. Le Parlement a précisé dans un communiqué de presse que c'est la Commission européenne qui déterminera les appareils qui seront concernés par ces nouvelles règles. 

Antonio Tajani, le commissaire européen en charge de l'industrie, a déclaré qu'un chargeur universel est une « excellente nouvelle pour les citoyens et pour l’environnement » et que la directive stimulera le marché des communications européennes.

Le Parlement européen a également adopté de nouvelles règles sur la manière dont les appareils de télécommunications ou autres interagissent.  L’objectif est d’éviter l'interférence des appareils qui utilisent les fréquences radioélectriques, comme les télécommandes pour portières de voiture ou les appareils radio.

Les députés nationaux auront à leur disposition des instruments plus solides afin de vérifier si les nouveaux produits sont conformes aux règles. L'UE compte mettre au point une liste paneuropéenne de produits mis sur le marché qui devrait faciliter la vérification de ces informations.

La directive doit encore être adoptée par le Conseil des ministres, mais elle a déjà fait l'objet d'un accord informel lors de négociations entre les trois institutions européennes. Après le feu vert du Conseil, les États membres disposeront de deux ans pour mettre en place les règles et les fabricants d'un an supplémentaire pour s'y conformer.

Plus de 500 millions de téléphones portables sont utilisés au sein de l’UE et il existe plus de 30 types de chargeur différents.

Lorsque les consommateurs changent de téléphones, ils restent avec des chargeurs inutiles, qui deviennent in fine des déchets électroniques.

Afin de réduire le nombre de chargeurs vendus inutilement et la production de déchets électroniques qui s'en suit, la Commission européenne a fait pression auprès des fabricants de téléphones mobiles pour convenir en juin 2009 de l’introduction d’un chargeur universel pour les appareils vendus à partir de 2010.

En décembre 2009, l'exécutif européen a mandaté le Comité européen de normalisation (CEN) et le Comité européen de normalisation électrotechnique (Cenelec) et l'Institut européen de normalisation des télécommunications (ETSI) de développer des normes européennes sur un chargeur universel.

Les opérateurs de téléphonie mobile, représentée par l’association GSMA, s'étaient engagés à adopter un chargeur universel avant 2012.

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