Le référendum pour inscrire l’écologie dans la Constitution française pourrait ne pas avoir lieu

La Marche pour le Climat du 9 Mai 2021 à Paris. [Paola Breizh/Flickr]

Alors que des manifestations étaient organisées partout en France pour le climat dimanche (9 mai), Emmanuel Macron serait prêt à abandonner le projet d’inscrire l’écologie dans la Constitution française, selon le Journal du Dimanche.

En décembre 2020, le président s’était engagé, devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat, à organiser un référendum concernant l’ajout de la préservation de l’environnement dans l’article 1 de la Constitution française, faisant de cet objectif un pilier républicain.

Convention Citoyenne pour le climat : « C’était trop beau pour être vrai »

« Il y a seulement 18 propositions sur 149 qui n’ont pas été modifiées », commente Romain Turquoise, membre de YFC, pour qui « ce gouvernement est hypocrite ».

 

Selon l’exécutif, les sénateurs ne sont pas d’accord avec la formule suivante : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique ». Pour eux, le terme « garantir » donnerait la priorité à l’environnement par rapport aux autres principes constitutionnels.

Dimanche, en déplacement à Strasbourg à l’occasion de la Journée de l’Europe, Emmanuel Macron a déclaré lors d’un discours au Parlement européen : « Il n’y aura pas d’abandon, ce texte (du projet de loi climat, ndlr) va vivre sa vie parlementaire, qui seule permet d’aller au référendum ».

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, tient pour responsable les sénateurs de droite d’un éventuel échec du référendum : « Le Sénat cherche probablement à l’enterrer. Il peut encore se raviser puisque le texte va être discuté en séance publique dans les prochains jours », a-t-il déclaré à la télévision française.

L’opposition s’est empressée de réagir : « le Président de la République a eu bien trop peur que les Français n’utilisent ce référendum pour dire ‘non’ à un quinquennat fait de renoncements » a déclaré l’eurodéputée (PPE) Agnès Evren, qui parle de « mépris des citoyens ».

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