Les appels en faveurs de plans de relance verts se multiplient en Europe

Charles Michel, le président du Conseil européen, lors d'une vidéoconférence avec les ministres des États membres. [Commission européenne]

En Europe, ministres et citoyens réclament des plans de relance verts. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

De toutes parts, l’argent coule à flots pour tenter de relancer au plus vite l’économie mondiale. Ces dernières heures, la banque centrale américaine a indiqué vouloir acheter pour 2 300 milliards de dollars (2110 milliards d’euros) de créances de petites entreprises et de collectivités en difficulté. Cette manne s’ajoute au plan de relance de 2 000 milliards adopté, le 26 mars.

Jeudi 9 avril, les ministres européens de l’Économie se sont accordés sur un plan de soutien de 540 milliards d’euros à l’économie des 27. Jusqu’à 240 milliards d’euros de prêts du Mécanisme européen de stabilité (fonds de secours de la zone euro), un fonds de garantie de 200 milliards d’euros pour les entreprises et jusqu’à 100 milliards pour soutenir le chômage partiel. À ce jour, le montant des mesures adoptées par l’Union européenne pour lutter contre les effets de la pandémie s’élève à 3 200 milliards d’euros.

Vitesse et rythme

Que faire de tout cet argent ? Son utilisation sera sans doute fonction de la vitesse de déconfinement et du rythme de reprise de l’activité économique. Pour autant, ce ne sont pas les idées qui manquent.

Dans un courrier mis en ligne, jeudi 9 avril, 11 ministres européens chargés de l’environnement (dont la française Élisabeth Borne) appellent la Commission européenne à profiter de la relance pour replacer l’économie sur de nouvelles bases. « Le Pacte vert constitue une stratégie pour une nouvelle forme de croissance, laquelle pourra tout à la fois stimuler la reprise économique, créer des emplois tout en accélérant la transition verte de façon efficace ».

La Convention citoyenne pour le climat plaide pour une relocalisation des secteurs stratégiques

La Convention citoyenne pour la transition écologique prend la parole aujourd’hui de manière inattendue sur la sortie de la crise sanitaire. L’une de ses membres, Amandine, explique la démarche de l’instance française. Un article de notre partenaire, la Tribune.

Les 11 ministres soutiennent de nouveau les nouveaux objectifs de réduction d’émission européens (-50 à -55 % d’émission entre 1990 et 2030) et appellent à renforcer l’action communautaire en faveur de la préservation de la biodiversité, « ce qui constitue une partie de la réponse à la crise sanitaire et environnementale ».

En France, ce sont les membres de la convention citoyenne pour le climat qui ouvrent un débat sur le nouveau monde, qui promet d’être nourri dans les prochaines semaines.

Sortie durable

Dans un communiqué, publié le 20 avril, les conventionnels indiquent avoir transmis une cinquantaine de pistes (soit le tiers des idées en discussion) à la présidence de la république pour que « la sortie de crise qui s’organise sous l’impulsion des pouvoirs publics ne soit pas réalisée au détriment du climat, de l’humain et de la biodiversité ».

Les membres de la convention demandent à arrêter les investissements dans « les énergies fossiles et les industries néfastes à l’environnement ». Sans plus de précision, les 150 Français demandent que « les financements mobilisés dans le cadre de la sortie de crise soient socialement acceptables, fléchés vers des solutions vertes et que les investissements se concentrent dans des secteurs d’avenir respectueux du climat ».

L’impact de l’homme sur la nature serait bien à l’origine des épidémies

D’après une étude, la chasse, la pêche et l’exode rural contribuent à l’érosion rapide de la biodiversité et augmentent le risque de transmission de virus dangereux des animaux aux humains, comme le COVID-19. Un article de notre partenaire, The Guardian.

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