Les Seychelles émettent la première obligation bleue au monde

Les îles paradisiaques des Seychelles sont menacées par le changement climatique et la pêche industrielle. [Shutterstock]

Pour la première fois, un État – Les Seychelles – émettent une obligation « bleue », qui permettra de financer la protection des écosystèmes marins et le développement d’une pêche durable. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Dans le cadre d’un projet lancé fin août par la Banque mondiale, les Seychelles sont le premier État au monde à émettre une obligation « bleue ». L’emprunt, de 15 millions de dollars, financera la protection des écosystèmes marins et le développement d’une pêche durable.

Annoncée dans le cadre de la conférence Our Ocean à Bali, cette initiative permet aux Seychelles de lever 15 M$ (13,3 M€) auprès de trois investisseurs américains, Clavert Impact Capital, Nuveen et Prudential. Cette manne servira notamment «à financer l’extension des aires marines protégées, l’amélioration des ressources halieutiques prioritaires et le développement de l’économie bleue des Seychelles», selon le communiqué de la Banque mondiale.

Obligation garantie

L’archipel des Seychelles regroupe 115 îles de granit et de corail, sur une superficie de 455 kilomètres carrés. Il est particulièrement dépendant de la pêche, deuxième secteur économique du pays après le tourisme, employant 17% de la population. Les produits de la pêche représentent 95% de la valeur totale des exportations nationales.

Ces obligations bleues, d’une maturité de dix ans, bénéficient d’une garantie de 5 M$ (4,4 M€) de la Banque mondiale et d’un prêt concessionnel du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) de 5 M$ (4,4 M€) qui couvrira une partie des intérêts de l’emprunt obligataire.

«Opportunité pour les investisseurs»

«Le changement climatique crée aussi bien des défis que des opportunités pour les investisseurs. L’attractivité de la valeur de l’obligation bleue et le soutien technique et financier de la Banque mondiale représentent une opportunité importante pour nos clients», a déclaré Stephen Liberatore, responsable des stratégies environnementales et sociales de Nuveen.

Cette obligation complète le dispositif conclu en 2015 avec l’ONG Nature Conservancy, qui a levé des fonds pour racheter une partie de la dette des Seychelles, en échange d’engagements en faveur de la conservation des aires marines (30% d’aires marines protégées -AMP). L’archipel est par ailleurs visé par le projet SWIOFISH 3  de la Banque mondiale qui favorise la pêche durable.

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