L’UE invitée à rester à l’écart des forêts finlandaises

La forêt de Suonenjoki, en Finlande. [Miikka Luotio/Unsplash]

La sylviculture devrait être basée sur les conditions locales et le savoir-faire de chaque État membre, a déclaré vendredi (17 septembre) le comité ministériel du gouvernement finlandais sur les affaires européennes présidé par la Première ministre Sanna Marin, soulignant que la politique forestière relève des compétences des États membres.

Même si la proposition de la Commission a été saluée pour sa position sur la perte de biodiversité, les puits de carbone et le changement climatique, le gouvernement veut garantir la capacité de l’industrie à investir dans l’avenir. Selon les médias, la Finlande émet également des réserves sur le nouveau système de certification, plus proche de la nature, actuellement préparé par la Commission.

À la mi-juillet, la Commission européenne a publié sa stratégie forestière, dans laquelle elle appelle à une meilleure coordination et coopération entre les pays de l’UE en matière d’initiatives liées aux forêts, ce que la Finlande avait déjà rejeté à l’époque, estimant qu’elle était trop détaillée en ce qui concerne la gestion des forêts et les marchés du bois.

Mais la Finlande n’est pas le seul pays à critiquer la stratégie. Plusieurs pays de l’UE ont fait part de leurs inquiétudes concernant la stratégie forestière et ses implications pour les compétences nationales, rapporte EUObserver. L’Allemagne et l’Autriche seraient prêtes à rejeter définitivement la stratégie, tandis que les ministres européens de l’Agriculture discuteront de la stratégie à la mi-octobre.

La Finlande est le pays le plus boisé de l’UE, 73 % de sa superficie étant couverte de forêts, contre 67 % pour la Suède.

Le pays compte quelque 660 000 propriétaires forestiers privés et les produits de l’industrie forestière représentent 20 % des exportations.

 

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