Protection de l’Adriatique : les projets croato-italiens dévoilés

« Seuls 6 % de la zone adriatique font l’objet d’une protection stricte, et ce pourcentage doit être multiplié au moins par cinq ou six pour que nous puissions atteindre les objectifs fixés par la stratégie en faveur de la biodiversité d’ici à 2030″, a déclaré Tomislav Radoš, le vice-président de la Chambre de commerce croate. [Unsplash/Antun Ivanković]

Les intérêts économiques de la zone adriatique sont étroitement liés à la protection de la mer et de la biodiversité, a-t-on appris mardi (27 avril) lors de la conférence « Solutions innovantes pour la durabilité de la mer Adriatique » à Zadar, où deux nouveaux projets de protection de l’Adriatique, InnovaMare et SUSHI DROP, ont été présentés.

Le projet SUSHI DROP (SUstainable fiSHeries wIth DROnes data Processing) implique le développement d’un drone sous-marin personnalisé avec des équipements acoustiques et une technologie optique et le développement d’une méthode non invasive de surveillance de la biodiversité des écosystèmes marins dans des zones où l’échantillonnage classique n’est pas possible.

Le projet stratégique InnovaMare vise à mettre en relation les parties prenantes des secteurs privé, scientifique et public afin de développer et d’établir un modèle d’écosystème d’innovation dans le domaine de la robotique et des capteurs sous-marins pour le suivi, le contrôle et la surveillance de la pollution dans la mer Adriatique.

Il a été annoncé qu’un centre d’excellence en robotique et capteurs sous-marins basé à Šibenik serait créé. La mission principale sera la protection à long terme de l’Adriatique, a déclaré Tomislav Radoš, le vice-président de la Chambre de commerce croate (HGK) pour l’industrie et le développement durable, ajoutant que la valeur totale du projet, qui implique 14 partenaires de Croatie et d’Italie, est de 5,6 millions d’euros. Il est financé par le programme de coopération transfrontalière Italie-Croatie.

« Seuls 6 % de la zone adriatique font l’objet d’une protection stricte, et ce pourcentage doit être multiplié au moins par cinq ou six pour que nous puissions atteindre les objectifs fixés par la stratégie en faveur de la biodiversité d’ici à 2030″, a déclaré M. Radoš.

La stratégie de l’Union européenne en matière de biodiversité pour 2030 vise à établir des zones protégées sur au moins 30 % des mers et des terres européennes.

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