Bruno Le Maire : il faut des « décisions » pas des « palabres »

Bruno Le Maire EPA-EFE/YAHYA ARHAB

La réunion des ministres des Finances de la zone euro de mardi prochain doit aboutir à des «décisions» et ne pas en rester aux «palabres», a prévenu le ministre français des Finances Bruno Le Maire.

«Il y a des bonnes décisions qui ont commencé à être prises» au niveau européen pour faire face à la crise engendrée par l’épidémie de Covid-19, mais «maintenant nous sommes à la croisée des chemins», a estimé M. Le Maire sur France 24 et RFI.
Pour cela, la réunion des ministres des Finances de la zone euro est «un rendez-vous très important», a-t-il ajouté. «Il faut qu’il y ait des décisions mardi prochain, pas des palabres, des décisions de soutien aux économies de la zone euro», a insisté le ministre français, alors que les pays européens restent divisés sur les moyens d’actions communs à déployer.

Egoïsmes nationaux

«Soit nous continuons et nous montrons notre solidarité de manière très concrète vis-à-vis de tous les pays qui sont touchés par le virus, soit nous revenons à nos égoïsmes nationaux et l’Europe ne s’en relèvera pas», a-t-il estimé.
Il a notamment appelé à «l’activation du mécanisme européen de stabilité» (MES), doté d’environ 400 milliards d’euros et créé pour faire face à des crises majeures, ainsi qu’à l’action de la Banque européenne d’investissement (BEI).
«Elle a des crédits, elle a de l’argent. Il est temps de l’utiliser pour aider les pays qui ont besoin d’investir dans leurs hôpitaux, dans leur matériel médical, dans la réponse à la crise», a plaidé Bruno Le Maire.

Il a aussi réitéré la proposition de la France de créer un nouveau fonds pour aider l’UE à relancer son économie à moyen et long terme.
Cette proposition ne fait pas l’unanimité dans une Europe divisée entre certains Etats qui souhaitent une solidarité plus forte au sein de l’UE et d’autres plus réticents à s’engager sur cette voie.
La semaine prochaine, les ministres des Finances étudieront aussi la proposition de la Commission européenne de créer un instrument pour garantir jusqu’à 100 milliards d’euros les plans nationaux de chômage partiel.

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