Bruxelles débloquera les premiers fonds européens pour la relance dans les prochaines semaines

Le commissaire européen à l'économie, Paolo Gentiloni. [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

La Commission européenne prévoit de verser dans les « prochaines semaines » les premiers fonds destinés à relancer l’économie des 12 pays dont les plans nationaux recevront l’approbation finale des États de l’UE ce mardi 13 juillet, a déclaré le commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni. Un article d’Euroefe.

Ce mardi 13 juillet, les ministres de l’Économie et des Finances des Vingt-sept devraient approuver, lors d’une réunion à Bruxelles, la première série de plans de réforme et d’investissement destinés à obtenir des aides du fonds de relance mis sur pied pour contrer les effets de la pandémie de Covid-19. Ce qui, dans le cas de l’Espagne, ouvre la voie à l’obtention de 69,5 milliards d’euros d’ici à 2026.

Le premier versement à l’Espagne correspondra à une avance de 9 milliards d’euros.

« C’est le véritable démarrage du plan de relance Next Generation EU. Dans les semaines à venir, des avances seront versées à ces douze pays », a déclaré le commissaire à l’économie Paolo Gentiloni, à son arrivée à la réunion.

L’approbation finale de ces plans, a-t-il souligné, « intervient exactement au moment où la reprise est en marche » et « renforcera la confiance dans les marchés et dans les pays ».

« Nous sommes tous engagés à faire en sorte que cela fonctionne et la décision formelle est un élément essentiel, mais ce qui se passera dans les semaines, les mois et les années à venir constituera la partie décisive de ce programme extraordinaire et sans précédent », a-t-il prévenu.

Le ministre slovène des Finances, Andrej Sircelj, dont le pays préside le Conseil de l’UE ce semestre, a également souligné qu’il s’agissait d’une réunion « historique » et que « la mise en œuvre de ces plans se révéler[ait] très importante ».

Bien que l’on ne s’attende à aucun problème dans l’approbation formelle de ces plans, la clé du succès du fonds résidera dans son application ultérieure, car les versements dépendront de la réalisation des objectifs fixés par les pays dans le cadre du calendrier convenu. Et dans le cas de l’Espagne, celui-ci est ambitieux.

De fait, lors des discussions techniques entre les États sur les plans, les partenaires ont interrogé l’Espagne sur sa décision de concentrer la plupart des investissements et des réformes – y compris les réformes du travail et des retraites – sur les trois premières années du plan, selon des sources du ministère de l’Économie.

Le gouvernement fait valoir qu’il était nécessaire de déployer le plan dès que possible afin de faire face à la crise et il assure que les partenaires de l’UE comprennent parfaitement cette approche et saluent son ambition.

Une fois que les clarifications auront été résolues lors des réunions techniques, les plans devraient être approuvés par les ministres sans discussion et, dans le cas de l’Espagne, sans modification. En effet, la vice-présidente et ministre de l’Économie, Nadia Calviño, ne participe pas à la réunion afin de pouvoir être présente au premier conseil des ministres du nouveau gouvernement.

Pour sa part, le ministre portugais des Finances, Joao Leao, dont le pays a été le premier à recevoir l’approbation de la Commission, a souligné que l’adoption de ces douze plans arrivait « au bon moment », car « après une année de mesures d’urgence », il était nécessaire « que ces plans aillent vers l’économie pour aider à activer la reprise ».

Outre celui de l’Espagne, les plans de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Italie, de la Lettonie, du Luxembourg, du Portugal et de la Slovaquie seront approuvés.

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