D’après la Commission européenne, la récession économique devrait s’aggraver en Espagne

La situation de l’économie espagnole devrait s’aggraver, tandis que le PIB du pays devrait chuter de 12,4 % cette année, d’après les dernières prévisions de la Commission européenne publiée ce jeudi (5 novembre), a révélé une source proche du dossier. EPA-EFE/Mariscal / POOL [EPA-EFE/Mariscal / POOL]

La situation de l’économie espagnole devrait s’aggraver, tandis que le PIB du pays devrait chuter de 12,4 % cette année, d’après les dernières prévisions de la Commission européenne publiée ce jeudi (5 novembre), a révélé une source proche du dossier.

Les prévisions automnales de la Commission européenne révéleront une nouvelle fois que l’Espagne est l’un des États membres de l’UE les plus touchés pour les retombées économiques du nouveau coronavirus.

En effet, il semble que le PIB espagnol chutera de 12,4 % cette année, alors que la reprise l’année prochaine sera plus faible que prévu, à hauteur de 5,4 %. En 2022, l’économie ibérique devrait connaître une croissance de 4,8 %.

L’Espagne faisait déjà partie des mauvais élèves en juillet, avant l’Italie, lorsque l’exécutif du bloc lui prévoyait une baisse de 10,9 % cette année, suivie d’une hausse de 7,1 % en 2021.

Un tableau plus sombre que celui esquissé par Madrid qui, le mois dernier, s’attendait à une baisse de 11,2 % du PIB et une relance de 7,2 % l’année d’après.

Le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Paolo Gentiloni, présentera les prévisions de la Commission européenne aujourd’hui (5 novembre).

Covid-19. L'Eurogroupe exclut de nouvelles mesures de soutien à l'échelle européenne

Les ministres des Finances de la zone euro ont déclaré mardi (3 novembre) que l’Europe « était désormais mieux parée » pour surmonter la crise sanitaire et ont exclu toute mesure commune pour contrer la deuxième vague du virus.

 

La récession sévère qui s’annonce pour la quatrième économie de l’UE entraînera certaines répercussions sur ses perspectives budgétaires.

En mai dernier, Bruxelles avait publié ces derniers chiffres en matière de déficit et de dette. D’après ceux-ci, le déficit espagnol devrait atteindre – 10,1 % cette année et – 6,7 % en 2021. Entre temps, la dette publique devrait culminer à 115,6 % d’ici à la fin 2020 et baisser légèrement à 113,7 % en 2021.

Paolo Gentiloni a déjà souligné mardi (5 novembre) que les indicateurs précoces en octobre annonçaient un fort ralentissement de l’économie européenne.

« Le renforcement des restrictions aura bien entendu un impact sur l’activité économique [du navire européen] », a-t-il soutenu, ajoutant tout de même qu’« il y avait des raisons de croire que les répercussions seraient moins néfastes qu’au printemps », et ce notamment grâce à la meilleure préparation des sociétés et des travailleurs au télétravail.

Cependant, la deuxième vague de la pandémie n’est pas le seul point noir à l’horizon. En effet, les difficultés émanant des négociations entre Bruxelles et Londres sur un accord commercial post-Brexit soulèvent également des inquiétudes, les deux parties ne parvenant pas à s’entendre sur un accord qui apaiserait les turbulences économiques issues du divorce britannique.

Des représentants européens ont fait savoir à Euractiv que dans ses prévisions, la Commission partait du principe qu’aucun accord UE-GB n’avait été ferré. Le scénario initial table sur la mise en place du régime de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à partir du 1er janvier pour légiférer les activités commerciales de part et d’autre de la Manche.

Paolo Gentiloni propose de revoir les critères de stabilité de l'UE

Paolo Gentiloni, le commissaire à l’économie, suggère de revoir les critères de stabilité actuels, notamment l’obligation faite aux pays de la zone euro de maintenir un déficit inférieur à 3 % du PIB, excepté en temps de crise. Un article d’Euroefe.

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