Cookies publicitaires : fin de la période de mise en conformité accordée par la CNIL

Désormais, « la simple poursuite de la navigation sur un site ne peut plus être considérée comme une expression valide du consentement de l’internaute » qui doit être recueilli par un « acte positif clair ». [faithie/Shutterstcok]

Aujourd’hui (jeudi 1 avril) marque la fin de la période de délai accordée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour la mise en conformité des politiques en matière de cookies pour les acteurs du web.

La CNIL doit dès aujourd’hui mener des contrôles pour vérifier que les sites Internet sont bien en conformité avec les nouvelles lignes directrices de l’autorité de régulation au regard des traceurs publicitaires.

Désormais, « la simple poursuite de la navigation sur un site ne peut plus être considérée comme une expression valide du consentement de l’internaute » qui doit être recueilli par un « acte positif clair » – comme le fameux bouton « J’accepte » qui apparaît depuis plusieurs mois déjà sur une bannière lorsque vous naviguez sur le web.

Le nouveau cadre initié par la CNIL prévoit également que les utilisateurs doivent pouvoir être clairement informés des finalités des cookies recueillis avant d’y consentir. « Il doit
être aussi simple de retirer son consentement que de le donner » peut-on également lire dans la délibération portant sur l’adoption en septembre dernier de ces lignes directrices.

Ces précisions sont le prolongement du Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui entend, dans son article 32, que « le consentement devrait être donné par un acte positif clair par lequel la personne concernée manifeste de façon libre, spécifique, éclairée et univoque son accord au traitement des données à caractère personnel la concernant ».

Au début du mois de mars, la CNIL avait annoncé que « le respect des règles applicables aux cookies et autres traceurs » serait l’une de ses trois priorités pour l’année 2021, avec la cybersécurité et la protection des données de santé.

Quelle alternative aux cookies et autres traceurs publicitaires ? 

En janvier 2020, Google avait annoncé sa volonté de mettre fin à son recours aux cookies tiers sur son navigateur d’ici 2022. « Nous ne créerons pas d’autres identifiants afin de suivre les individus lorsqu’ils naviguent sur le Web, et nous ne les utiliserons pas non plus dans nos produits », expliquait le géant du numérique au début du mois.

Pour ce faire, il a lancé l’initiative « Privacy Sandbox » en collaboration avec l’industrie au sein de la W3C pour trouver des alternatives aux traceurs pour leur utilisation commerciale.

En janvier dernier, l’entreprise américaine a fait savoir qu’elle se penchait sur l’apprentissage fédéré par cohortes (FLoC, Federated Learning of Cohorts). Au lieu d’utiliser des cookies individuels pour le ciblage, le système FLoC fournit des groupes agrégés d’utilisateurs. « Cette approche masque efficacement les individus « au sein d’un groupe » et utilise le traitement sur le terminal (on-device) pour garder l’historique Web d’un individu sur le navigateur de manière privée », explique Google.

La solution d’avenir si on en croit le moteur de recherche le plus utilisé au monde. « Lorsque nous utilisons FLoC pour toucher des audiences affinitaires Google, les résultats indiquent qu’en moyenne, les annonceurs peuvent générer au moins 95% des conversions par dollar dépensé par rapport à un ciblage fondé sur les cookies », soulignent-ils.

Google augmente les tarifs de sa publicité pour compenser la taxe "GAFA"

Dans un e-mail à destination des annonceurs français et espagnols la semaine dernière, Google a annoncé augmenter les tarifs de la publicité sur sa plateforme de 3% à partir de mai, pour répercuter la taxe dit « GAFA« .

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