Covid-19 : Cédric O souligne l’« ampleur » de l’impact sur les usages numériques des Français

Pour une proportion croissante d’actifs, le numérique aurait permis de mieux concilier vie privée et vie professionnelle — ils étaient 58 % à le penser en 2020, contre 42 % en 2013. [fizkes/Shutterstock]

« C’est à la fois attendu, mais peut-être pas dans cette ampleur », a déclaré le secrétaire d’État à la Transition numérique, Cédric O, après la présentation du baromètre du numérique 2020 aujourd’hui (1er juillet) qui fait état des usages du numérique au cours de l’année passée, dans un contexte de crise sanitaire.

Sans surprise, la pandémie de Covid-19 a poussé les Français à plus utiliser leurs équipements, à davantage télétravailler ou commander en ligne. Mais le baromètre du numérique, conduit par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (Arcep), le Conseil général de l’économie (CGE) et l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) et publié aujourd’hui, s’est penché sur d’autres enseignements de l’année 2020.

Ainsi, pour une proportion croissante d’actifs, le numérique aurait permis de mieux concilier vie privée et vie professionnelle — ils étaient 58 % à le penser en 2020, contre 42 % en 2013.

On y apprend aussi que la crise sanitaire aurait poussé, par contrainte en partie, les plus de 60 ans à s’emparer davantage du numérique. L’étude note une augmentation de 5 points pour l’administration en ligne et de 7 points pour les réseaux sociaux en un an, pour cette catégorie d’âge.

Mais les freins à l’utilisation d’Internet existent toujours bel et bien : parmi les internautes, ils sont 27 % à juger que « les données personnelles ne sont pas suffisamment protégées » et, parmi les non-internautes, 22 % continuent de penser qu’« Internet est trop compliqué à utiliser ».

Autre enseignement intéressant : la presse papier n’est pas morte avec 63 % des répondants qui la lisent, et 56 % pour le support numérique.

Empreinte environnementale et applications

L’édition 2021 du baromètre s’est également penchée sur les téléphones, et notamment leur empreinte environnementale. En 2020, 84 % des personnes âgées de 12 ans et plus utilisaient un smartphone — une augmentation de 7 points par rapport à l’année précédente.

Cette même proportion, 84 %, possède un téléphone acheté il y a moins de trois ans et seulement 37 % des utilisateurs de téléphone portable interrogés ont répondus qu’ils en avaient acheté un nouveau parce qu’il ne marchait plus ou mal – contre 25 % qui avaient envie de « changer ».

L’étude note également que, pour la première fois depuis 2013, la part des Français équipés d’un téléphone fixe a connu une augmentation (84 % en 2020).

Enfin, alors que les boutiques d’applications devraient être soumises à davantage d’obligations dans le cadre de la loi européenne sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA), le baromètre nous apprend que près d’un quart des détenteurs de smartphone ne téléchargent pas d’applications (22 %) — gardant ainsi les installations préinstallées — et, quand ils le font, que les utilisateurs font confiance aux applications en tête des recherches (45 %).

DMA : faut-il bannir la préinstallation d'applications sur nos téléphones pour une concurrence plus juste ?

Plusieurs voix s’élèvent en ce sens alors que l’UE prépare sa future règlementation pour lutter contre les pratiques anticoncurrentielles au sein de son marché numérique.

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