« Nous ne sommes pas des commissaires soviétiques »

Corina Cretu, commissaire européenne en charge de la politique régionale [European Parliament/Flickr]

Pour la commissaire Corina Crețu, le gouvernement grec doit travailler plus étroitement avec Bruxelles pour mettre en œuvre le plan Juncker, sans craindre d’ingérence dans le choix des priorités de financement. Un article d’Euractiv Grèce.

Si la commissaire européenne à la politique régionale  a salué, lors d’un dialogue avec les citoyens européens à Athènes, la performance de la Grèce pour l’utilisation des fonds européens durant la période 2007-2013, elle a également souligné les efforts encore nécessaires à une meilleure application du plan Juncker.

Les créanciers de la Grèce durcissent encore le troisième mémorandum

Obsédé par son objectif de faire entrer le FMI dans le plan de soutien à Athènes, les créanciers européens ont encore une fois demandé des mesures dures à Athènes. Un article de notre partenaire, La Tribune.

Coopérer plus étroitement

Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, également présent lors de la conférence, a fait remarquer que le plan Juncker reposait sur des politiques financières traditionnelles mais avait besoin de l’investissement privé. « L’investissement privé financera de nouvelles initiatives économiques telles que l’investissement vert, l’énergie, les compétences numériques et la recherche d’innovations dans l’agriculture », a-t-il indiqué.

Concernant le cas de la Grèce, le vice-ministre de l’économie, Alexis Charitsis a précisé que « la Grèce [était] parvenue à obtenir d’excellents résultats en appliquant le plan Juncker ».

Corina Crețu a cependant exprimé son désaccord. « Je vous demande de mettre en œuvre le plan Juncker plus rapidement et de collaborer plus étroitement avec le commissaire Jyrki Katainen », a-t-elle martelé, ajoutant que l’exécutif ne décidait pas des priorités mais pouvait seulement apporter une aide technique. « Nous ne sommes pas des commissaires soviétiques », a souligné Corina Crețu.

La commissaire roumaine a en revanche exprimé sa satisfaction au sujet de la période d’application précédente (2007-2013), précisant que « pas un seul euro n’avait été gaspillé ». Elle a cependant souligné que le gouvernement grec devrait redoubler d’efforts afin de mettre en place une logique de « complémentarité des nouveaux instruments financiers ».

Corina Crețu a par ailleurs fait savoir que l’existence de conditionnalités pour l’approbation de futurs financements européens ne constituerait pas un obstacle, mais au contraire une garantie de la bonne application des réformes structurelles.

Le plan Juncker à la rescousse des PME grecques

Le Fonds européen pour les investissements stratégiques se servira des banques grecques renflouées pour diriger des investissements vers les  PME, a annoncé le vice-président de la Commission.

.

Fuite des cerveaux et startups
 
La migration de masse des jeunes scientifiques a également pris une part centrale. Alexis Charitsis a expliqué comment les nouveaux instruments financiers allaient aider les entreprises à créer de nouveaux emplois stables et de qualité.

« Nous avons décidé d’augmenter le budget destiné aux startups de 19 millions d’euros », a-t-il précisé.

D’après le politique grec, parmi les mesures pour soutenir l’entreprenariat figurent notamment deux lois adoptées par le parlement grec en 2016, qui visent à simplifier les procédures pour créer une startup. « Ces lois auraient dû être adoptées il y a des années », a-t-il déploré.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.