Entretien : l’Institut européen d’innovation devrait s’ouvrir au monde [FR]

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Les communautés du domaine de l’innovation de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) pourraient inclure des acteurs non européens. C’est ce qu’a révélé Bálint Magyar, membre du tout récent conseil d’administration de l’EIT, dans un entretien à EURACTIV Hongrie.  

Les universités, les entreprises et  les chercheurs non européens  « ne sont pas hors jeu », a indiqué Bálint Magyar, ancien ministre de l’Education et actuellement membre du Parlement hongrois. Lors de l’entretien, il a révélé des détails opérationnels de l’EIT, un projet cher à l’UE visant à  stimuler la recherche et l’innovation dans les 27 Etats membres.

Mais il a ajouté que les principaux points d’intérêt des futures communautés de la connaissance et de l’innovation (CCI) concerneraient l’Europe et que leurs acteurs devraient « être européens ». 

Les CCI, blocs opérationnels principaux de l’institut, devraient intégrer les efforts européens en matière de recherche fragmentée, d’éducation et d’innovation. Elles devraient réunir les départements d’université, les entreprises et les instituts de recherches afin de promouvoir l’éducation et l’innovation dans des domaines interdisciplinaires stratégiques.

Le changement climatique, l’énergie renouvelable et la prochaine génération de technologies de l’information et de la communication (TIC) figurent parmi les domaines centraux envisagés. Cependant M. Magyar fait remarquer que ces trois priorités thématiques provisoires pourraient être modifiées selon les besoins.

« Le conseil d’administration dispose d’une autonomie totale pour confirmer, modifier ou changer ces sujets et en choisir d’autres. Cettequestion sera abordée au cours de  la prochaine période. Nous devons trouver quels sont les sujets importants qui valent la peine de constituer les premières CCI, et nous devons déterminer jusqu’où nous devons nous concentrer sur ces sujets », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne la structure du nouvel institut européen, M. Magyar a révélé qu’il emploiera 60 personnes, un chiffre « idéal » selon la Commission.

Il a également indiqué qu’aucun lieu physique déterminé n’avait encore été désigné pour accueillir l’institut à Budapest. Il a fait savoir que la décision sur l’emplacement définitif de ce bâtiment de « 3 000 m2 » serait prise plus tard, ajoutant qu’il devra occuper un emplacement temporaire « pour une période transitoire ».

M. Magyar a également indiqué que le conseil d’administration détermine actuellement les critères pour les premières offres, qui devraient être publiées et évaluées en 2009. Les lauréats de ces offres commenceront à mettre en place leurs projets en 2010, offrant à l’institut des premiers résultats tangibles.

Pour lire l’entretien dans son intégralité (uniquement disponible en hongrois), cliquez ici

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