Epreuve de force en France sur le contrat première embauche [FR]

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Les syndicats français espèrent mobiliser encore davantage que la semaine dernière pour obtenir le retrait du contrat première embauche, qui s’inscrit dans le cadre de ‘l’agenda de Lisbonne’ pour la croissance et l’emploi.

Les syndicats d’étudiants ont indiqué qu’ils iraient jusqu’au bout pour obtenir le retrait du contrat première embauche (CPE) et ont appelé à une grève générale reconductible si les manifestations d’aujourd’hui (4 avril) ne décident pas le gouvernement à retirer la loi controversée sur l’emploi des jeunes de moins de 26 ans.

Le mouvement de grève est soutenu par le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), John Monks. Dans un entretien avec le quotidien communiste l’Humanité’, M. Monks a indiqué qu’il fallait lancer des messages clairs « contre la précarisation de l’emploi en Europe et pour le respect du dialogue social et de la négociation collective. « Moderniser pour répondre à une meilleure mobilité dans le travail ne peut s’appuyer que sur une meilleure sécurité pour les travailleurs, » a indiqué la CES. 

Lors d’un sommet social tripartite le 23 mars 2006, les syndicats et les organisations patronales en Europe ont adopté un nouveau programme de travail sur le dialogue social dans l’UE pour la période 2006-2008 qui devrait contribuer à la « modernisation du modèle social européen ».

Le programme demande entre autres « une analyse commune des principaux défis auxquels les marchés européens du travail sont confrontés », dont l’intégration des jeunes, les politiques de marché du travail et le bon équilibre entre la flexibilité et la sécurité dans les politiques de l’emploi.

Vendredi 31 mars 2006, Jacques Chirac a demandé à son rival Nicolas Sarkozy de présenter les amendements au CPE au Parlement avec le soutien de sa majorité à l’UMP. 

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