Plus de coopération au sein de l’UE pour gérer la reprise désordonnée à la suite de la crise de 2020

Les États de l’UE ne se remettront pas tous en même temps des retombées économiques entraînées par la crise en 2020, a déclaré la Commission européenne lundi (22 février), appelant les 27 à coopérer étroitement à cet égard. EPA-EFE/OLIVIER HOSLET [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Les États de l’UE ne se remettront pas tous en même temps des retombées économiques entraînées par la crise en 2020, a déclaré la Commission européenne lundi (22 février), appelant les 27 à coopérer étroitement à cet égard.

« La reprise économique ne se fera pas simultanément à travers l’UE. Il est donc crucial que les 27 coopèrent étroitement pour lancer des actions communes à cet effet », a déclaré Johannes Hahn, commissaire pour le budget et l’administration.

Bien que l’économie européenne ressente encore les secousses de la pandémie, M. Hahn se veut optimiste, avançant qu’il y avait de la lumière au bout du tunnel, au vu des prévisions d’hiver.

« Nous nous attendons à une relance globale de l’économie européenne de 3,7 % en 2021 et 3,9 % en 2022, ce qui signifie un retour au niveau de PIB pré-pandémique plus rapidement que prévu en 2022 », a-t-il souligné.

Le commissaire a réitéré l’appel de l’exécutif européen aux États membres à s’entendre rapidement sur la décision de créer de nouvelles « ressources propres » pour le budget de l’UE, que les leaders du bloc ont approuvée en décembre dernier. Pour rappel, sept États membres l’ont déjà ratifiée.

« Nous comptons sur l’engagement des États membres d’aller de l’avant le plus rapidement possible, et ce dans l’intérêt de tous les citoyens de l’UE », a-t-il poursuivi, arguant que la Commission européenne ne pouvait commencer à émettre des obligations qu’une fois le processus de ratification complété par toutes les nations européennes.

Depuis l’année dernière, Bruxelles s’entretient sans relâche avec les États membres au sujet de la préparation des plans de relance nationaux, une condition sine qua non pour bénéficier du Fonds européen pour la relance (NextGenEU) doté de 750 milliards d’euros.

« Ces démarches pourraient aider à garantir que les plans nationaux s’alignent parfaitement sur les objectifs définis », a fait savoir M. Hahn, soulignant le besoin d’éviter les retards dans la distribution des fonds aux États membres.

La Commission européenne a insisté sur le fait que les gouvernements des 27 devaient consulter les parties prenantes à l’échelle nationale dans le cadre de l’élaboration des plans, y compris les autorités régionales et locales.

D’après le commissaire, les plans nationaux sont non seulement une question d’investissements, mais ils mettent également en exergue les réformes nécessaires liées aux recommandations du Semestre européen.

À la suite de l’approbation de la décision relative aux ressources propres par tous les États membres, le Berlaymont prévoit 150 € à 200 € milliards d’émission de titres de créance par an jusqu’à la fin 2026.

Ces prévisions signifient que l’UE sera l’un des plus grands émetteurs sur le marché, au même titre que les émetteurs souverains comme la France, l’Italie et l’Allemagne, a conclu M. Hahn.

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