Vers une industrie européenne plus compétitive grâce à l’investissement dans la transition numérique

epa08170320 Margrethe Vestager, Executive Vice-President of the European Commission with responsibility for a Europe Fit for the Digital Age during a Committee on Legal Affairs at the European Parliament in Brussels, Belgium, 27 January 2020. EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

Jeudi (25 février), la vice-présidente de la Commission européenne Margrethe Vestager a déclaré que l’industrie européenne devrait être « encore plus compétitive dans l’avenir numérique » si elle commençait « dès maintenant » à investir dans les personnes, la technologie et les cadres réglementaires adéquats.

Lors de la quatrième édition des Journées européennes de l’industrie, Margrethe Vestager, responsable du portefeuille numérique au sein de l’exécutif européen, a réitéré la volonté de la cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen de « garantir que l’industrie européenne mènera une transition verte et numérique ».

« À l’heure actuelle, le monde évolue plus rapidement, nous devons donc nous assurer que l’industrie européenne est parée pour mener cette transition », a indiqué Madame Vestager à la fin du troisième jour de l’événement, qui s’est déroulé à distance cette année.

Il y a un « consensus évident » au sein de la Commission européenne sur ce sujet : « Nous souhaitons œuvrer pour un avenir numérique équitable, responsable et bien entendu sous notre contrôle. »

Pour y parvenir, l’Union européenne doit commencer à investir dans les personnes « dès à présent » de même qu’elle doit focaliser son attention sur la technologie et les cadres réglementaires adéquats, a-t-elle fait remarquer, ajoutant que cet objectif ne pourrait être atteint qu’avec la participation de tous les États membres.

L’investissement social « va bien au-delà de la question économique », a-t-elle indiqué, étant donné qu’il est nécessaire afin de garantir un « certain niveau de compétences numériques aux citoyens européens ». Faute de quoi « de nouveaux défis pour la cohésion sociale pourraient apparaître », a-t-elle averti.

D’après la commissaire, « la numérisation peut devenir une plateforme puissante pour la convergence sociale, et ce en outillant les régions et les groupes les plus désavantagés ».

Concernant l’investissement dans la technologie, elle a avancé la nécessité d’investissements publics « lorsque la technologie dépend de l’infrastructure publique ». Ainsi, l’élan des voitures électriques « n’est pertinent que si les véhicules ont accès à un réseau de stations de recharge sur les routes européennes », a-t-elle souligné.

Le troisième investissement lié aux cadres réglementaires adéquats « est le plus important » pour Mme Vestager, comme il permet « le fonctionnement équitable de l’économie ». La politique de concurrence dans le marché commun de l’UE en est un exemple concret.

Au fil de l’événement, la représentante de l’exécutif a rappelé la proposition de modification réglementaire formulée par la Commission européenne dans le cadre de la législation sur les services numériques. Celle-ci établit une série de règles de conduite pour les plateformes « gardiennes » de l’accès au marché (gatekeepers) afin de « créer un espace numérique plus sécurisé dans lequel les droits fondamentaux des utilisateurs sont protégés ».

« Si nous effectuons ces trois investissements maintenant, je suis convaincu que l’industrie européenne sera plus compétitive dans un avenir plus numérique », a-t-elle renchéri, avançant qu’il s’agissait d’un objectif double : la transition numérique met en exergue la transition écologique et donc permet également au bloc d’atteindre ses objectifs environnementaux.

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