La Commission veut que les Etats membres, les partenaires sociaux
et la société civile s’approprient conjointement l’agenda de
Lisbonne en concluant un partenariat pour la croissance et
l’emploi.
La Commission doit présenter son évaluation de la stratégie de
Lisbonne ce mercredi 2 février. Très attendu, ce bilan s’appuiera
largement sur les conclusions du rapport présenté l’année dernière
par le groupe Kok : suivant les recommandations formulées dans ce
document, la Commission entend ainsi recentrer l’agenda de Lisbonne
sur le double objectif de croissance et
d’emploi, tout en réduisant et en clarifiant
les priorités fixées aux Etats et aux différents acteurs
concernés.
Dans l’introduction de la Communication présentée mercredi, la
Commission réaffirme que le développement
durable constitue le cadre général dans lequel doit
s’inscrire la stratégie de Lisbonne. Elle propose ainsi de
« recentrer » l’agenda sur des actions de promotion de l’emploi et de
la croissance, dans le respect de l’objectif de développement
durable.
La Commission juge par ailleurs essentiel que les Etats membres
et les partenaires sociaux « s’approprient » réellement l’agenda de
Lisbonne. Elle propose donc de bâtir un « partenariat pour
la croissance et l’emploi« , lequel servirait de fondement
à un programme d’action décliné en trois objectifs :
- faire de l’Europe un endroit plus attrayant pour les
investisseurs et les employeurs ; - mettre la connaissance et l’innovation au service de la
croissance ; - créer davantage d’emplois.
La Commission veut en outre alléger les procédures de rapport
auxquelles devront se soumettre les Etats, et mobiliser l’ensemble
des acteurs concernés (Etats membres, gouvernements et parlements,
partenaires sociaux et citoyens). Les Etats membres seront priés de
nommer un(e) « Monsieur/Madame Lisbonne« , et
d’élaborer des plans d’action nationaux
encadrant la mise en oeuvre des réformes prévues dans le cadre de
l’agenda. Le Parlement européen se verra également confier un rôle
dans la définition des réformes requises au niveau de l’Union.

