Horizon Europe : le Parlement européen dote la recherche de 95,5 milliards d’euros

Au bout du compte, la capacité de financement du programme Horizon Europe a augmenté d'environ 30 % par rapport au budget septennal précédent. [IAEA Imagebank/Flickr]

Le programme de recherche Horizon Europe a enfin été débloqué. Son budget s’élèvera à 95,5 milliards d’euros. Les députés européens se sont prononcés mardi 27 avril, après des années de négociations difficiles concernant le montant des ressources à attribuer au programme. Un article d’Euractiv Italie.

Il est vrai qu’au départ, il était question d’allouer 120 milliards d’euros au programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne, mais en raison de la crise provoquée par la pandémie, il a été décidé de réserver certaines ressources à un autre fonds. Horizon Europe est le plus vaste programme de financement civil pour la recherche et l’innovation, liées à la transition verte notamment. Il soutiendra les programmes européens dans ces domaines durant la période 2021-2027.

En dépit du feu vert de l’hémicycle, plusieurs groupes parlementaires s’efforcent déjà de trouver des ressources supplémentaires pour le programme, démontrant ainsi qu’ils croient fermement à la capacité de relance économique résultant de son bon fonctionnement.

Les destinataires potentiels des fonds accordés par Horizon Europe sont des centres de recherche, des universités et des entreprises de toutes tailles, avec un accent particulier sur ceux qui concluent des partenariats permettant de développer des propositions innovantes et durables.

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Pour le secteur britannique des sciences du vivant, il est « vital » de continuer à participer aux essais cliniques et au programme de recherche Horizon 2020 européens.

Lors de la période budgétaire précédente, soit 2014-2020, Horizon Europe disposait d’un budget de 76,26 milliards d’euros, qui comprenait également la part du Royaume-Uni, sans laquelle on estime que l’enveloppe totale aurait été d’environ 67 milliards d’euros.

Au bout du compte, la capacité de financement actuelle a augmenté d’environ 30 % par rapport au budget septennal précédent. Des fonds supplémentaires pourraient provenir des ressources que dégageront les amendes infligées par l’antitrust européen et des excédents budgétaires annuels des différents programmes. L’élan visant à l’amélioration perpétuelle du programme s’est heurté à divers obstacles, tels que la taxe sur le plastique et la tentative de taxer les transactions financières.

Le programme comptera six domaines de financement, allant de la démocratie à la santé. Il récompensera les partenariats entre les secteurs public et privé et la coopération internationale, également en dehors de l’UE (à condition que des accords spécifiques aient été signés avec les pays tiers). « Pour soutenir encore davantage cet élan », a plaidé l’eurodéputé Christian Ehler, « il est nécessaire que les États membres investissent 3 % de leur PIB dans la recherche et l’innovation afin de tenir le rythme de leurs concurrents dans l’économie mondiale, qui, pour leur part, investissent beaucoup plus que 3 % ».

Le Parlement européen ayant donné sa bénédiction, c’est maintenant à la Commission d’agir. Elle aura la tâche ardue de mettre en œuvre le programme qui aurait déjà dû être lancé en janvier dernier.

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