L’emploi n’est pas toujours la première priorité de la stratégie de Lisbonne [FR]

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Les plans d’action nationaux des Etats membres pour la croissance et l’emploi mettent l’accent à différents niveaux sur les stratégies de création d’emplois. EURACTIV examine de près les plans d’un certain nombre de pays importants.

EURACTIV a retenu un certain nombre de pays ayant un intérêt particulier: 

  • L’Allemagne, la France et l’Italie : les trois pays de l’UE des 15 dont les économies stagnantes sont souvent citées comme le principal obstacle à la croissance dans l’UE; 
  • Le Danemark et l’Irlande : les exemples les plus en vue pour la croissance et la création d’emplois, devançant de loin la moyenne européenne; 
  • La Pologne : l’économie de l’UE des 10 ayant des problèmes structurels qui semblent être les plus difficiles à surmonter;
  • La Slovénie : le pays d’Europe centrale qui se rapproche le plus des standards occidentaux à de nombreux égards. 

 

 

Allemagne

France

Danemark

Irlande 

Italie

Pologne

Slovénie

Plan d’action 
national (lien)


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  [DE]   


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  [FR]     


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Annex: icon_pdf.gif 


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Statistical Annexes: 
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Commission: Evaluation(link)


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Commission: Communiqué de presse(lien)


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 [FR]     


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Taux d’activité(2000)

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

65.6% 

65.0%   

62.1% 

63.1%   

76.3% 

75.7%   

65.2 % 

66.3%     

53.7% 

57.6%     

55.0% 

51.9 %,   

62.8% 

65.3%   

Taux de chômage sur le long terme

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

3.7% 

5.4%   

4.1%   

3.9%   

0.9%   

1.2%   

1.6%   

1.6%   

6.3%   

4.0%   

7.4%   

10.3%   

4.1%   

3.2%   

PIB par tête en SPA

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

65.6 

65.0   

62.1 

63.1   

76.3 

75.7   

65.2 

66.3   

53.7 

57.6 (not comparable)   

55.0 

51.7   

62.8 

65.3   

Productivité
du travail

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

101.2 

100.6   

122.2 

118.9   

105.0 

104.1   

121.6 

129.4   

121.2 

110.5   

51.3 

62.1   

69.8 

75.2   

Niveau d’éducation de la jeunesse

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

74.7 

72.8   

81.6 

79.8   

69.8 

74.8   

82.4 

85.3   

68.8 

72.9   

87.8 

89.5   

87.0 

89.7   

Taux de risque de pauvreté

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

2000 

2004 

10% 

16%   

16%   

14%   

–     

11%   

20%   

21%   

18%   

19%   

16%   

–   

11%   

–   


Allemagne

France


Danemark


Irlande 


Italie


Pologne


Slovénie

Evaluation du statu quo ante

« le taux élevé de chômage, notamment le niveau du chômage sur le long terme, qui est élevé depuis des décennies, est le problème le plus préoccupant de l’Allemagne. Le marché de l’emploi et la politique du marché du travail et de l’emploi sont tous deux au centre de nouveaux défis comme les évolutions démographiques ainsi que de la hausse de la concurrence internationale. »   

–     

« Le marché du travail danois a une position de départ favorable. Le Danemark a un taux d’activité qui est déjà supérieur à l’objectif européen commun de 70%, notamment en raison de la participation élevée des femmes sur le marché du travail. 

Le chômage structurel au Danemark est relativement faible, notamment grâce au modèle de flexicurité danois avec des règles souples en termes d’embauche et de licenciement, un système d’indemnités de chômage bien développé et une politique du marché du travail active (reposant sur des règles strictes concernant la disponibilité, la reconversion, etc.

Des réformes intensives ont été menées, notamment concernant l’évolution du chômage structurel et pour maintenir des personnes ayant une capacité de travail réduite sur le marché du travail. »   

“ Au second semestre 2005, la population active était de 
2 014 800 personnes, ce qui représente une hausse annuelle de 4,9% (50 700 femmes et 43 700 hommes). on constate une hausse continue du taux de participation des femmes, passant de 2% à 51,4%. […]     

Le taux de chômage pour le second semestre 2005 à 4,2% a diminué de 0,2% par rapport à 2004. Les taux pour les hommes et les femmes sont respectivement de 4,6% et de 3,8%. 

Le chômage concerne 85 600 personnes (53 200 hommes et 32 400 femmes).  

Le taux de chômage sur le long terme reste extrêmement faible à 1,4% avec 27 600 personnes au chômage sur le long terme. »

“ La société civile italienne se distingue par ses méthodes pour répondre aux exigences de dispositions sociales, ce qui a des conséquences importantes sur la structure des finances de l’Etat et l’activité des entreprises privées[…]”   

Le marché du travail polonais reste particulièrement défavorable par rapport à ceux des autres pays de l’Union européenne. Le taux de chômage (en moyenne de 19% en 2004, et de 18,1% au cours du second semestre 2005) est deux fois plus élevé que la moyenne dans l’UE. 

Le chômage touche notamment les jeunes (15-24 ans) entrant sur le marché du travail : de nombreux diplômés d’universités ont des difficultés pour trouver leur premier emploi en raison d’une situation générale difficile sur le marché et de leur manque d’expérience professionnelle. 

Le chômage est plus répandu chez les personnes plus âgées (50-64 ans)

L’activité des femmes sur le marché du travail est également insuffisante en raison d’un manque de solutions juridiques et organisationnelles leur permettant de combiner leur vie professionnelle et leur vie familiale.   

Allemagne

France

Danemark

Irlande 

Italie

Pologne

Slovénie

Principaux objectifs de réforme

« L’Allemagne a besoin de jeunes qualifiés, d’un taux d’activité plus élevé des femmes, de mieux exploiter le potentiel des personnes plus âgées et d’un environnement de travail qui puisse être compatible avec une vie de famille. »   “ La politique pour l’emploi du Gouvernement s’appuie sur deux principes 1. créer les conditions du retour à l’emploi. 2. valoriser le travail.”

“L’emploi structurel doit passer de 50 000 à 60 000 personnes avant 2010 pour faire face au défi démographique. »   

“ Maintenir des taux d’activité élevés, une qualité et une productivité améliorées du travail, et cohésion sociale.    

Accent sur l’éducation et la formation, y compris la formation tout au long de la vie, pour développer une main d’oeuvre adaptable, innovante et très qualifiée pour l’économie de la connaissance.

Garantir une disponibilité adéquate de la main d’oeuvre pour répondre aux besoins de l’économie. »

“ Le plan indique que le gouvernement italien a l’intention d’améliorer les conditions de la structure organisationnelle sociale et économique du pays afin de stimuler la croissance et l’emploi, mais a surtout pour objectif d’étendre la liberté de choix des individus, pour leur permettre de faire ce qu’ils savent faire et ce qu’ils veulent faire.”   

“ Maintenir le rythme élevé de la croissance économique et stimuler la création de nouveaux emplois tout en respectant les principes de développement durable. […] Dans le domaine de la politique du marché du travail : création d’emplois et maintien et réduction du chômage.  

Accroître l’adaptabilité des employés et des entreprises grâce à des investissements dans le capital humain. »

“ Un état social moderne et un taux d’activité plus élevé – améliorer la flexibilité du marché du travail – moderniser les systèmes de protection sociale – réduire l’exclusion sociale et le risque de pauvreté.”   


Allemagne

France


Danemark


Irlande 


Italie


Pologne


Slovénie

Approche choisie

« Avec quatre lois sur les services modernes sur le marché du travail, la politique du marché du travail de l’Allemagne a été entièrement reconçue aux niveaux du contenu et de l’organisation en 2003 et 2004.

Cette politique a pour objectif de renforcer les potentiels de croissance en Allemagne et d’encourager l’exploitation de tous les potentiels d’emploi. 

Le leitmotiv est un système social qui nécessite une nouvelle relation de solidarité et de responsabilité personnelle dans la société. Pour ces raisons, l’ensemble des parties concernées doivent contribuer à la lutte contre le chômage : les entreprises et les syndicats, les décideurs et l’administration, mais également les chômeurs eux-mêmes.  

“ La bataille pour l’emploi consiste à créer les conditions du retour à l’emploi et comporte en particulier :

•  un nouveau contrat de travail pour pourvoir les emplois vacants et disponibles : ce contrat est d’emblée un succès, avec 31 000 contrats en août et 74 000 contrats en septembre. 

•  des incitations financières à la reprise d’emploi : un crédit d’impôt de 1000 euros pour les jeunes qui reprennent un emploi dans un secteur en manque de main d’oeuvre, une prime de 1 000 euros pour les titulaires de minima sociaux qui retrouvent du travail et un crédit d’impôt de 1 500 euros pour les chômeurs qui reprennent un emploi à plus de 200 kilomètres de leur domicile. 

•  une mobilisation sans précédent du service public de l’emploi pour mieux accompagner les chômeurs.  

•  une politique d’activation des minima sociaux et d’augmentation de la prime pour l’emploi, pour que le travail soit valorisé par rapport à l’assistance. 

•  une politique volontariste pour l’emploi des seniors. Pour consolider la reprise de l’emploi, il a été décidé d’aller au-delà en permettant à tous ceux qui ont aujourd’hui, ou qui auront demain, une activité, de bénéficier pleinement des fruits de cette activité. 

Le Gouvernement français a dans ce but réformé l’impôt sur le revenu, après avoir consacré toutes ses marges de manoeuvre en 2005 à l’emploi.” 

   

“L’accent doit notamment être mis sur:     

•  Primes pour encourager les personnes à entrer sur le marché du travail plus tôt et à y rester plus longtemps.     

•  Garantir la mise en oeuvre de l’accord d’intégration, afin d’augmenter le taux d’activité des immigrés et de leurs descendants.    

•  L’adaptabilité des employés et des entreprises doit être améliorée, par exemple en renforçant les initiatives au sein des formations professionnelles pour adultes et des cours pour adultes, afin de profiter des avantages de la mondialisation et des évolutions technologiques et de faire face à leurs défis. »

« Soutenir les chômeurs sur le long terme, ceux qui ont été licenciés et ceux avec un emploi peu qualifié : les objectifs sont de donner aux personnes les compétences pour leur donner accès à un emploi de bonne qualité et sûr au cours de leur vie et pour poursuivre la réintégration des chômeurs sur le long terme et les groupes défavorisés sur le marché du travail. 

Les initiatives doivent porter sur :

cibler les travailleurs peu qualifiés et ceux à faible revenu pour la formation et la reprise des études pour soutenir leur progression vers des emplois mieux payés et de meilleure qualité;   

répondre aux besoins des travailleurs qui perdent leur emploi en raison de la restructuration de l’économie;  

encourager des pratiques de l’emploi favorables à la vie de famille et soutenir le retour à l’emploi des femmes.  

“ […] utiliser le capital humain de la national, grâce à une organisation plus efficace de l’enseignement général et supérieur et de la formation professionnelle, y compris les fonctionnaires, afin de garantir la formation tout au long de la vie des citoyens […]”   

“ Réduire les charges imposées sur les employés aux revenus les plus faibles […], mettre en oeuvre de nouvelles solutions financières et organisationnelles afin d’acroître l’accès aux services du marché du travail proposés pour les chômeurs, les chercheurs d’emploi et les employeurs

Accroître la variété et la qualité des services offerts par les bureaux de l’emploi des provinces et des comtés (powiat) […] 

Améliorer l’information sur le marché du travail

[…]

Activation des membres des groupes particulièrement défavorisés sur le marché du travail[…] Activation professionnelles des handicapés […]”   

“ Objectifs et mesures horizontaux :

 

– Décourager le départ anticipé en retraite   

– Augmenter les primes à l’emploi au sein du système de protection sociale  

Augmenter le taux d’activité des jeunes :

  

– Réorganiser les études supérieures(introduction de la Déclaration du Bologne)   

– Réduire la période moyenne des études et améliorer la performance des études 

– Intégrerles jeunes dans l’environnement de travail

 

Egalité des chances:     

– Mettre en oeuvre des programmes spéciaux encourageant l’activité des femmes  

Allemagne

France

Danemark

Irlande 

Italie

Pologne

Slovénie

Calendrier des réformes

Fini

Pas de calendrier établi  

D’ici 2010   

D’ici 2008   

Pas de calendrier établi  

D’ici 2008   

Pas de calendrier établi   

Ce que la Commission en pense

“ […] le programme […]établit une approche déterminée pour lutter contre le chômage chez les jeunes. [La Commission] recommande une approche plus générale pour l’intégration à l’emploi des travailleurs peu qualifiés, y compris les immigrés, et un plan plus concret pour obtenir la hausse souhaitée du nombre de crèches et de garderies.”   

Parmi les points forts du programme, il convient de relever l’accent donné à l’emploi des jeunes […] [La Commission incite ] la France à renforcer les stratégies intégrées dans ce domaine de l’emploi. »   

“ La Commission […] demande au Danemark de garantir que les recommandations de la commission socialen qui a présenté son rapport fin 2005, entraîne des mesures concrètes et spécifiques pour accroître la main d’oeuvre disponible.”   

 » Parmi les éléménts […] positifs figurent l’accent sur le besoin d’intégrer des inactifs sur le marché du travail, d’augmenter la participation des femmes et de traiter du développement des compétences.

[…] Elle […] recommande davantage de mesures spécifiques pour traiter du problème des retraites. »

“ La Commission […] demande une approche plus générale dans le PRN pour accroître la main d’oeuvre disponible et relever les taux d’activité, et souhaite qu’il traite de la question des disparités régionales.”   

“ Le rapport de la Commission […] salue l’accent sur l’amélioration de l’enseignement, de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie. […] Elle demande également une […] approche plus solide pour augmenter les taux d’activité et traiter des disparités régionales. »

“ Le rapport annuel de la Commission encourager les autorités slovènes à adopter des mesures plus solides pour garantir la durabilité sur le long terme des systèmes de retraite et promouvoir le vieillissement actif de la population.”   

 


Allemagne

France


Danemark


Irlande 


Italie


Pologne


Slovénie

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Dans son analyse économique du printemps 2006UNICE propose l'évaluation suivante des plans d'action nationaux : 

  • Ambitieux: Italie, Estonie, Pologne, Slovénie
  • Satisfaisants: Allemagne, France, Pays-Bas, République tchèque, Chypre, Lettonie, Lituanie, Slovaquie
  • Manque de nouvelles initiatives: Belgique, Grèce, Espagne, Irlande, Luxembourg, Autriche, Portugal, Finlande, Danemark, Suède, Royaume-Uni, Hongrie, Malte

Dans une déclaration conjointe, la CES, la Plateforme sociale et le BEE ont déclaré : "Nous sommes préoccupés du fait que l'agenda 'compétitivité' du marché intérieur devient dominant, ce qui compromet les objectifs fondamentaux du Traité. Nous sommes profondément en désaccord avec ceux qui soutiennent que la compétitivité est nécessaire et suffisante pour la cohésion sociale et la durabilité écologique. Les emplois ne sont pas la meilleure garantie de la cohésion sociale si les emplois qui sont créés sont des postes de seconde classe (sans salaires décents et conditions de travail décentes). La compétitivité n'est pas servie par la création d'une sous-classe de travailleurs qui manque de qualifications, souffre de problèmes de santé et ne peut pas augmenter la productivité ou prendre part à l'innovation."

Fin 2005, l'ensemble des 25 Etats membres ont présenté leurs plans d'action nationaux; la Commission a publié le 25 janvier 2006 son évaluation de chacun des plans. EURACTIV a constaté d'importantes différences dans les engagements des plans pour la création d'emplois. Alors que certains pays (par ex. le Danemark et l'Irlande, dont la situation au niveau de l'emploi est meilleure que dans la plupart des autres pays européens) ont placé la création d'emplois au centre de leur plan, d'autres, comme l'Italie, en font à peine mention, malgré les défis beaucoup plus importants auxquels leurs économies doivent faire face.

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