La BCE s’inquiète des effets sur l’euro d’un resserrement de sa politique monétaire

Les responsables de la Banque centrale européenne s’inquiètent d’une potentielle réaction excessive sur les marchés des changes dans le cas d’une baisse de son programme de rachat de dettes. Un article de notre partenaire, La Tribune.

Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) se sont inquiétés d’une éventuelle surréaction de l’euro lors de leur réunion du 20 juillet en cas de resserrement de la politique monétaire, apprend-on dans le compte-rendu du dernier Conseil des gouverneurs de la BCE publié jeudi.

Un récent rebond de l’euro, qui rend les exportations européennes moins attractives et les importations moins chères, est vu par les investisseurs comme étant la plus grande menace aux efforts de la BCE pour relancer l’inflation en zone euro.

Rachat de dette: la BCE pourrait changer de braquet dès septembre

Plus de la moitié des 50 économistes interrogés par Reuters déclarent s’attendre à des annonces de changements de la politique monétaire de la BCE dès septembre. Lors de la réunion de juillet, Mario Draghi avait laissé entendre que des annonces seraient faites à l’automne concernant un assouplissement du programme de rachat de dette. Un article de notre partenaire, La Tribune.

Une possible réaction excessive, notamment sur les marchés de changes

Les minutes de la réunion de juillet montrent que les responsables de la politique monétaire sont très conscients de ce risque, d’où leur décision de ne pas modifier leur engagement à poursuivre leur politique monétaire de soutien à l’économie.

« Des inquiétudes ont été exprimées concernant une éventuelle réévaluation excessive par les marchés financiers, notamment sur les marchés des changes », a dit la banque centrale. « Il a été souligné que le caractère toujours favorable des conditions de financement ne pouvait pas être considéré comme acquis. »

La révision du QE n’est pas le seul levier d’ajustement

Les responsables de la BCE ont aussi dit que la durée et le rythme du plan de rachat de 2 300 milliards d’euros d’actifs (ou quantitative easing) n’était pas le seul levier d’ajustement à disposition.

Les minutes de la réunion ont montré qu’un ajustement du pilotage des anticipations, qui comprend l’engagement à augmenter le programme de rachat d’actifs (actuellement à 60 milliards d’euros par mois), avait été évoqué mais que cela avait été écarté en raison des craintes d’un contrecoup des marchés.

L’euro a brièvement accru ses pertes face au dollar après ces minutes, ayant touché un plus bas de trois semaines.

Draghi ne compte pas abandonner le rachat de dette

Rentabilité des banques, inflation faible et dépendance de la reprise vis-à-vis des politiques monétaires accommodantes sont les trois risques auxquels est confrontée la zone euro, selon Mario Draghi. Un article de notre partenaire, Milano Finanza.

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