L’exécutif européen a lancé une consultation publique sur la recherche et l’innovation pour les TIC, demandant à l’industrie, aux experts et aux décideurs politiques de contribuer à la révision de l’agenda de l’Union en la matière.
Viviane Reding, commissaire à la Société de l’information, a qualifié cette consultation de « première étape vers une stratégie intégrée de recherche et d’innovation pour le secteur des TIC ».
La consultation, lancée le 4 septembre, vise à recueillir les opinions des parties prenantes face aux principaux défis qui attendent la recherche et l’innovation pour les TIC dans l’UE au cours de la prochaine décennie.
La stratégie, dont la publication est attendue pour avril 2009, devrait présenter des priorités essentielles tout en identifiant de nouveaux domaines où l’Union devrait concentrer ses efforts afin de devenir un leader stratégique. L’énergie, la santé et le vieillissement figurent parmi les nouveaux domaines d’attention potentiels car ils « posent des problèmes que seul le déploiement des TIC permettra de surmonter », a indiqué Mme Reding. L’Europe est déjà considérée comme le leader industriel et technologique mondial en matière de télécommunication et de systèmes intégrés.
La nouvelle stratégie définira également le rôle des politiques publiques pour « porter l’Europe aux avant-postes de l’innovation dans les TIC », abordant des questions telles que la création d’un marché européen renforcé pour l’innovation dans les TIC. Le rôle des politiques complémentaires telles que la normalisation, l’attribution de licences et les régimes de propriété intellectuelle sera aussi pris en compte en vue d’adapter ces domaines stratégiques pour favoriser une commercialisation rapide des résultats de la recherche.
La consultation intervient suite au rapport publié en début d’été par un panel d’experts sur l’efficacité de la recherche pour les TIC financée par l’UE (EURACTIV 26/06/2008). Le rapport, rédigé par l’ancien Premier ministre finlandais Esko Aho, concluait que l’efficacité de la recherche européenne en matière de haute technologie est trop souvent paralysée par la bureaucratie, par le manque de capitaux de risque et une mentalité craintive, autant au niveau national que dans les administrations européennes.
Le texte appelait à modifier le système afin de supprimer les entraves à l’innovation et de promouvoir une interaction plus forte entre les utilisateurs, les chercheurs et les entreprises, en particulier dans les systèmes d’innovation régionaux. Il enjoignait en outre les politiques à doter l’UE d’outils plus flexibles afin de mieux centrer la recherche européenne dans la haute technologie, de la rendre plus audacieuse et de l’ouvrir à de nouveaux partenaires internationaux.
La consultation restera ouverte jusqu’au 7 novembre 2008.

