La Croatie veut entrer dans la zone euro d’ici sept à huit ans

La kuna croate pourrait bientôt disparaitre. [Adriana Iacob/Shutterstock]

La Croatie espère pouvoir devenir un État membre de la zone euro dans un délai de sept à huit ans, a indiqué le Premier ministre croate. Le pays deviendrait le 20e pays à adopter la monnaie unique.

« Nous ne voulons pas fixer de date précise, mais nous voulons que la Croatie devienne membre de la zone euro dans deux législatures », a déclaré Andrej Plenković, Premier ministre croate, lors d’une conférence économique consacrée à cette question, le 30 octobre. L’actuel gouvernement de centre droit est au pouvoir depuis un an.

Entrée dans l’UE en 2013, la Croatie souhaite intégrer le Mécanisme de change européen (MCE-2) dans un délai de trois années avant que le pays prenne la présidence de l’Union européenne en 2020, première étape avant d’abandonner sa monnaie, la kuna, au profit de l’euro.

Les États de l’UE qui n’ont pas encore adopté la monnaie unique doivent observer une période de deux ans au sein du MCE-2, mécanisme qui vise à établir la stabilité de la monnaie du nouvel entrant avant qu’il accède à la zone euro. La banque centrale croate intervient sur le marché local des changes afin d’assurer une stabilité de la kuna dans une fourchette de parité face à l’euro comprise entre 7,3 et 7,7.

La Croatie se rapproche un peu plus de l’adhésion à Schengen

La Commission européenne propose l’intégration progressive de la Croatie dans le système d’information Schengen (SIS), rapprochant ainsi le dernier État membre à être entré d’une adhésion totale à l’espace européen sans frontière.

Réduction de la dette

Le principal défi du gouvernement croate pour parvenir à intégrer la zone euro est de réduire sa dette publique qui dépasse légèrement les 80% du produit intérieur brut.

« Notre objectif est de réduire la dette publique à 72% du PIB d’ici 2020. Nous travaillons à une importante consolidation budgétaire et cette année, le déficit budgétaire sera inférieur à celui de l’an passé qui était de 0,9% du PIB », a annoncé Andrej Plenković.

Économie et finance au menu de la Commission Juncker en 2018

Le programme de travail de la Commission pour 2018 fait une large place  au renforcement des marchés financiers et à l’approfondissement de l’union économique et monétaire. En 2019, la machine législative ralentira pour laisser la place aux élections européennes.

Subscribe to our newsletters

Subscribe