La France défendra « des salaires minimums adéquats » lors du Sommet de Porto

Ce sera d’abord l’occasion de « faire le bilan des avancées », plus de trois ans après le sommet de Göteborg en Suède, où le premier socle européen des droits sociaux avait été discuté, a fait savoir l’Élysée. [EPA-EFE/ANTÓNIO PEDRO SANTOS]

Le président français Emmanuel Macron se rend aujourd’hui à Porto dans le cadre d’une réunion avec ses homologues européens sur l’Europe sociale où il y défendra des « salaires minimums adéquats » au sein des pays du bloc.

Ce sera d’abord l’occasion de « faire le bilan des avancées », plus de trois ans après le sommet de Göteborg en Suède, où le premier socle européen des droits sociaux avait été discuté, a fait savoir l’Élysée.

La France a indiqué qu’elle y défendra « des salaires minimums adéquats », rappelant que le texte ne vise pas à fixer les salaires eux-mêmes et que les traités de l’UE ne permettent pas d’imposer la création d’un salaire minimum quand il n’existe pas.

L’Élysée a également déclaré qu’Emmanuel Macron apportera son « plein soutien à l’élargissement du champ d’application » de la garantie jeune et espère la création d’un « droit individuel à la formation pour chaque européen » d’ici à la fin de l’année.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, se rendra également au Portugal où elle compte « porter la voix des villes » en défendant « l’action des collectivités territoriales, pionnières dans la lutte contre le dérèglement climatique et pour la justice sociale ». Elle s’entretiendra également avec Antonio Costa, Premier ministre portugais, en amont du Sommet.

Le ministre autrichien du travail rejette l'idée d'un salaire minimum européen

Quelques jours avant le sommet social européen de Porto, le ministre autrichien du Travail, Martin Köcher, du Parti populaire autrichien (ÖVP), a rejeté l’idée d’un salaire minimum européen, affirmant que l’UE n’est pas compétente en matière de politique du travail.

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