Suite à une récente confrontation sur
Siemens-Alstom, Chirac et Schröder ont décidé de
mener des discussions régulières visant à
coordonner leurs politiques industrielles. Le commissaire
Bolkenstein a critiqué l’approche « interventionniste » des
deux pays.
Contexte
La France et l'Allemagne prévoient
de coopérer plus étroitement afin d'éviter
des frictions futures sur la politique industrielle en
tenant des discussions réguilières incluant des
industriels des deux pays. Cette décision a
été prise lors d'une réunion informelle
entre le chancelier allemand Gerhard Schröder et le
président français Jacques Chirac le 14 juin
à Aix-la-Chapelle.
Après leur récente
confrontation dans l'affaire Siemens-Alstom (voir
), Schröder et Chirac ont tenu à montrer qu'ils
avaient retrouvé une certaine unité, soulignant
leur "accord complet" sur toutes les questions majeures.
Les sujets à l'ordre du jour de la réunion
comprenaient également des questions d'actualité
européenne, telle que la Constitution et le prochain
président de la Commission européenne. Les deux
pays sont déterminés à trouver un compromis
sur la Constitution lors du sommet européen des 17 et
18 juin. Concernant le président de la Commission, les
deux dirigeants devraient proposer le même candidat,
à savoir le premier ministre belge Guy Verhofstadt.
Par ailleurs, le commissaire au
marché unique Frits Bolkestein a attaqué la
France et l'Allemagne, leur reprochant leur approche
"interventionniste" de la politique industrielle. "Je ne
peux pas m'empêcher de penser qu'il s'agit d'un retour
en arrière. Je dois me pincer pour m'assurer que je
nous ne sommes pas revenus aux années 1960, 1970 ou
1980", a écrit Bolkestein dans le Financial Times du
14 juin.
Bolkestein accuse notamment les deux
gouvernements d'alimenter les craintes actuelles liées
à la désindustrialisation et de les utiliser
comme excuses pour renforcer l'interventionnisme d'Etat,
dans une tentative pour entraver la concurrence, plus
particulièrement avec les nouveaux Etats membres de
l'UE. "La création du marché intérieur
européen n'a pas éliminé les réflexes
protectionistes", écrit-il.
Les commentaires de Bolkestein
interviennent dans un contexte de rhétorique
franco-allemande en faveur de la création de
"champions industriels européens", alors que la France
a essayé de sauver le géant de l'ingénierie
Alstom par une solution exclusivement française et que
l'Allemagne demande aux nouveaux Etats membres d'augmenter
leur impôt sur les sociétés de manière
à réduire l'écart avec le niveau de taxation
allemand, sous pein de perdre les aides de l'UE.
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