La France tente de rattraper le train du numérique avec un nouveau réseau

La coalition européenne pour l’emploi dans le numérique essaime en France avec le lancement d’un réseau ad hoc. La France est le 18ième pays de l’UE à rejoindre le mouvement.

Piloté par Olivier Midière, ambassadeur du numérique au Medef, le réseau rassemble divers acteurs du secteur numérique : des associations, comme Pasc@line, des syndicats comme la CFDT, mais aussi la « Grande École du Numérique », un réseau de 400 formations au numérique mis en place par le gouvernement de Manuel Valls en 2015.

L’impact de la révolution numérique sur l'emploi inquiète l'Europe

L’ère du numérique forcera les gouvernements à revoir leurs systèmes de sécurité sociale et les travailleurs à adapter constamment leurs compétences. Mais la marche à suivre reste à définir.

« La coalition devrait permettre à tous les acteurs du secteur numérique d’échanger et de proposer des solutions en matière de formation professionnelle et d’éducation » explique Pierre Verlyck, responsable communication de la Grande École du Numérique qui rappelle qu’« aujourd’hui, le numérique représente une aubaine en matière d’emploi, mais [que] beaucoup de postes demeurent non pourvus ».

Des études menées par France Stratégie et le DARES font état de quelque 200 000 postes à pourvoir dans le numérique à l’horizon 2022. Pour Pierre Verlyck, « la formation des étudiants et professionnels aux métiers numériques est donc primordiale pour lutter contre le chômage et pour le développement du secteur ».

Depuis 2015, la Grande École du Numérique propose des formations labéllisées qui répondent à des objectifs économiques, mais aussi sociaux : « Nous avons développé des formations qui s’adressent aux jeunes en décrochage scolaire, ou même spécifiquement aux femmes ». Ces dernières demeurent sous représentées dans l’économie numérique, de même que dans les formations du label : « l’objectif était d’accueillir 30% de femmes au sein des formations à l’horizon 2017. Nous estimons en accueillir 20% pour le moment ».

Les États membres se mobilisent pour le marché unique numérique

17 États membres demandent à Donald Tusk d’organiser des discussions sur la politique numériqu.Le moteur principal du marché unique manquerait, selon eux, de soutien politique.

La coalition a pour ambition de faire émerger de nouvelles pratiques notamment au sein de deux groupes de travail : un premier groupe dédié aux compétences numériques dans l’éducation, visant à former les jeunes dans le cadre scolaire, et un second groupe destiné aux professionnels du numérique, afin de rendre les métiers plus attractifs.

La France sera le 18e pays à se lancer dans le projet de coalitions nationales initié par la Commission. Sur le continent européen, ce sont 750 000 emplois qui seraient non pourvus dans le secteur le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC), selon Eurostat. Près d’un Européen sur deux n’aurait que des compétences basiques en informatique, avec de grandes disparités selon les États membres.

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