La présidence bulgare, une opportunité pour le pays le plus pauvre d’UE

Kroum Zarkov

Alors que la Bulgarie a pris la présidence tournante de l’Union européenne, le député socialiste Kroum Zarkov répond à notre partenaire Ouest-France.

Pourquoi tant de corruption en Bulgarie ?

Chaque économie génère un système corruptif, aucun pays n’y échappe. En Bulgarie, il est important à cause de la faiblesse des institutions qui doivent le combattre. Le peuple a le sentiment d’être gouverné par une sorte d’oligarchie. Par exemple, pour la construction de routes : deux ou trois groupes gagnent tous les appels d’offres et ils appartiennent souvent à la même personne.

La présidence bulgare s'annonce iconoclaste

Dans un style très direct, le Premier ministre bulgare a demandé au président de la Commission européenne quels seraient les risques géopolitiques durant la présidence bulgare de l’UE. Une question restée sans réponse.

Que peut faire l’Europe ?

Ce problème n’est pas seulement bulgare, il est aussi celui de l’Union européenne. Notre pays a un potentiel énorme, mais la corruption l’empêche de se développer. Les gens quittent le pays pour aller travailler à l’étranger où ils sont beaucoup mieux payés. Cela crée des tensions dans les pays où ils vont. Et nous, nous avons un manque de personnel qualifié.

Comment s’y attaquer ?

 L’Union européenne doit nous aider à renforcer nos institutions. Dix ans après notre adhésion, cette présidence est un événement important et une occasion à saisir. Les niveaux de vie sont trop différents entre les pays membres de l’Union européenne. On ne peut pas continuer comme cela ! Il y a urgence à réduire les inégalités. ll faut un plan Marshall pour l’Europe de l’Est, sinon la construction européenne ne pourra pas durer. On parle beaucoup d’un changement de la directive sur les travailleurs détachés. Mais la modifier ne servira à rien tant que nous aurons un tel fossé social.

 

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