L’action de Mario Draghi saluée par Emmanuel Macron et Angela Merkel

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont salué lundi l’action de Mario Draghi à la tête de la BCE pour sauver la monnaie commune. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Lors de son passage de relais à Christine Lagarde à la tête de la BCE, Mario Draghi a plaidé en faveur d’un budget commun pour que l’UE puisse disposer d’une capacité centralisée de nature à stabiliser l’union monétaire. Il s’exprimait ce lundi 28 octobre, face à une assistance incluant la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron qui lui ont rendu hommage.

La « dernière volonté » de Mario Draghi : un budget pour la zone euro

Mario Draghi, le président sortant de la Banque centrale européenne, a souligné dans sa conférence de presse d’adieu du 24 octobre que l’élaboration d’un véritable budget de la zone euro, doté d’un « volume adéquat », constituait une priorité absolue.

Près de 400 invités ont participé à la cérémonie de passage de témoin entre l’Italien et l’ancienne directrice générale du FMI, qui s’est tenue dans la cafétéria de la Banque centrale européenne au rez-de-chaussée de l’immeuble francfortois à la façade de verre et d’acier.

« Super Mario », surnom trouvé par ceux qui veulent louer son acharnement et sa créativité pour préserver l’euro face aux crises, a fait valoir que la BCE avait « prouvé qu’elle n’accepterait pas de menaces à la stabilité monétaire causées par des craintes non fondées sur l’avenir de l’euro ».

« Mon objectif a toujours été de respecter le mandat énoncé dans le Traité, poursuivi en toute indépendance et exécuté par l’intermédiaire d’une institution devenue une banque centrale moderne à même de relever tous les défis », a-t-il insisté dans cet ultime discours. Se tournant vers Christine Lagarde, il s’est dit « persuadé » qu’elle sera « une excellente dirigeante de la BCE », avant de lui remettre la traditionnelle « clochette » de la présidence de l’institut.

Un hommage appuyé de Macron et Merkel

Alors que Mario Draghi a fait l’objet durant son mandat d’un feu roulant de critiques pour sa politique de « l’argent abondant » en zone euro, la chancelière allemande Angela Merkel a salué son action pour « préserver » l’indépendance de la BCE qui peut parfois être « une protection quand on n’est pas d’accord avec tout et tout le monde. »

Le président de la Banque centrale allemande, Jens Weidmann, s’est plusieurs fois opposé à des mesures anti-crise adoptées par la BCE, comme le mois dernier au moment où M. Draghi a imposé un nouveau paquet de mesures face à une économie en manque de souffle.

Le chef de l’État français Emmanuel Macron a rendu un hommage encore plus appuyé. Il a vu en Mario Draghi un « homme qui a porté très haut le rêve européen » et qui a été « dans ses discours et ses décisions un digne héritier des pères fondateurs de l’Europe ». Le dirigeant français a également mis en exergue ses « décisions non moins audacieuses » prises « pour stimuler la reprise du crédit ou prévenir le risque de déflation en zone euro ». « Vous avez toujours gardé conscience que ce qui importait le plus, au-delà des mots et des chiffres, c’est la vie des gens », a ajouté le chef de l’État français.

Tout comme le président italien Sergio Matarella, également présent, le Français et l’Allemande ont rappelé la phrase qui marquera l’ère Draghi, celle par laquelle il s’était engagé en 2012 à faire « tout ce qu’il faudra » (« Whatever it takes ») pour sauvegarder la monnaie unique.

Mario Draghi quitte une BCE profondément divisée

Souvent dépeint comme un solitaire qui impose ses visions, Mario Draghi n’en reste pas moins crédité d’avoir sauvé l’euro en pleine crise de la dette.

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