Christine Lagarde s’engage à agir « avec détermination » pour contrer la deuxième vague de Covid-19

Jeudi (19 novembre), la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré que son institution allait agir « avec détermination » pour contrer la deuxième vague de Covid-19. EPA-EFE/HAYOUNG JEON / POOL [Pool/EPA/EFE]

Jeudi (19 novembre), la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré que son institution allait agir « avec détermination » pour contrer la deuxième vague de Covid-19.

S’adressant à la commission parlementaire des affaires économiques et monétaires (ECON), Christine Lagarde a déclaré que la réponse européenne aux répercussions économiques du nouveau coronavirus « avait non seulement été impressionnante, mais aussi très efficace ».

Le « programme d’achat d’actifs d’urgence en cas de pandémie » établi par la BCE s’élevant à 1 350 milliards d’euros a joué un rôle essentiel dans les stratégies mises en place à l’échelle du bloc, notamment en garantissant la stabilité des marchés financiers malgré une augmentation fulgurante de la dette publique dans la zone euro.

« Nous avons pris des mesures rapidement et efficacement lorsque la première vague a déferlé sur la zone euro », a indiqué la cheffe de la BCE.

Tandis que l’eurozone est une nouvelle fois « frappée de plein fouet » par la deuxième vague et la réintroduction des règles de confinement, Mme Lagarde s’est engagée à « agir avec la même approche et détermination ».

La BCE a annoncé qu’elle renforcerait ses mesures de relance monétaire au cours de la prochaine réunion de son conseil des gouverneurs prévue en décembre.

Christine Lagarde a soutenu auprès des députés européens que le « programme d’achat d’actifs d’urgence en cas de pandémie » et l’« opération de refinancement à long terme ciblée » resteront les outils principaux utilisés par la BCE en raison de leur efficacité.

Néanmoins, ces mécanismes monétaires, à eux seuls, ne sont pas suffisants : il est nécessaire de gonfler la demande, renforcer la confiance et améliorer le potentiel de croissance des économies du bloc. Pour ce faire, l’instrument de relance à l’échelle européenne, le « NextGenerationEU », doit devenir opérationnel sans attendre, a-t-elle fait savoir.

Les Vingt-sept toujours dans l’impasse du budget

Les Vingt-sept n’ont pas trouvé d’accord, jeudi 19 novembre, sur le budget et le plan de relance post-Covid, menacés par un veto hongrois et polonais.

Une procédure qui risque d’être ralentie à la suite des vetos hongrois et polonais imposés au plan de relance pour l’Europe et au budget septennal de l’UE, en réponse au lien établi par Bruxelles entre le respect de l’État de droit et l’octroi de fonds européens.

Les fonds du bloc sont requis de toute urgence pour les pays les plus touchés par le SARS-CoV-2, comme l’Espagne ou l’Italie, où le niveau élevé de dette publique empêche le gouvernement de stimuler l’économie.

Mme Lagarde a en particulier souligné le rôle bénéfique des investissements publics dans la crise actuelle, au vu de leurs « effets à court terme sur la demande » qui profitent également aux États membres voisins.

En ces temps plus qu’incertains, les investissements publics renforcent aussi la confiance, ce qui contribue à mobiliser les investissements du secteur privé, a-t-elle renchéri.

Les gouvernements de la zone euro ont jusqu’à présent appliqué des mesures de relance budgétaire de plus de 4 % (environ 480 milliards d’euros) du PIB de la zone cette année, sans compter les mesures extraordinaires de liquidité approuvées pour soutenir le secteur privé.

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