Le Brexit inquiète patrons et syndicats britanniques et européens

[Andy Rain/EPA/EFE]

Des représentants syndicaux et patronaux britanniques et européens ont appelé mercredi Londres et Bruxelles à accomplir des progrès dans leurs négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne avant le Conseil européen cette semaine.

« Nous appelons le gouvernement du Royaume-Uni et l’UE à instiller rythme et urgence dans les négociations afin d’apporter des progrès tangibles, en particulier sur les dispositions de la clause de sauvegarde (backstop) afin d’éviter une frontière physique en Irlande », écrivent ces représentants dans un communiqué.

Ils demandent aux Européens et aux Britanniques de « donner la priorité à l’emploi et à la prospérité sur la politique au moment de trouver des solutions qui compteront pour les générations à venir ».

À neuf mois de la date du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May est toujours incapable de déterminer clairement la manière dont seront organisées les relations commerciales entre Londres et Bruxelles après le divorce.

Les signes de nervosité se sont accentués dans le secteur industriel au cours des derniers jours alors que se profile le sommet de l’UE les 28 et 29 juin.

Des entreprises comme Siemens, Airbus ou BMW ont ouvertement fait part de leurs craintes face à un Brexit désordonné qui aurait des conséquences sur leurs intérêts économiques.

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Côté business, les appels à préparer à l’après Brexit se multiplient. Mais le flou qui entoure encore la probable période de transition rend le projet délicat.

Le communiqué publié mercredi est signé conjointement par les dirigeants de BusinessEurope, de la confédération de l’industrie britannique et par leurs homologues de la confédération syndicale européenne et du Congrès syndical britannique.

Ensemble, ils représentent 45 millions d’employés et 20 millions d’employeurs.

« Le gouvernement du Royaume-Uni et l’UE doivent s’entendre sur tous les aspects de l’alignement réglementaire, qui est de la plus haute importance, sans mettre en péril l’intégrité du marché unique », ajoute le communiqué.

Les polémiques internes au gouvernement britannique continuent de compliquer la négociation.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, a balayé en utilisant un language vulgaire les craintes des milieux économiques lors de discussions avec des ambassadeurs de l’Union européenne, rapportait le quotidien The Telegraph samedi.

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Theresa May n’a évité le rejet de son projet législatif sur la sortie de l’UE au parlement qu’en promettant à demi-mot qu’il n’y aurait pas de Brexit sans accord avec l’UE.

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