Le doublement du budget communautaire de la recherche, un « strict minimum » selon le Parlement

Selon un rapport du Parlement sur l’avenir de la recherche
européenne, les Etats membres devraient considérer qu’un
doublement des financements communautaires dans le domaine de la
R&D constitue « un strict minimum » – ce point ne
devant même pas faire l’objet de débats lors des négociations
sur les perspectives financières. 

Une audition publique portant sur l’avenir de la recherche
européenne a été organisée, lundi 24 janvier, à l’initiative de la
commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie
(ITRE) du Parlement européen. Les échanges ont essentiellement
porté sur le 7ème Programme-cadre pour la recherche et le
développement technologique (7ème PC), qui est au coeur du
rapport de la commission ITRE consacré au thème de
l’avenir de la recherche dans l’UE. 

La première version du rapport de la commission
ITRE demande qu’un réel débat ait lieu au sein des
institutions européennes afin de déterminer les priorités
thématiques devant faire l’objet des principaux efforts de
financement dans le cadre du 7ème PC. Le document souligne
notamment que :

  • les programmes-cadres devraient voir leur durée étendue,
    et calée sur celle de chaque période de
    « perspectives financières » – de telle sorte que la Commission
    puisse assurer une meilleure coordination de ses activités en
    matière de recherche. Selon le rapport, les objectifs de
    chaque programme-cadre devraient pouvoir être réajustés de
    façon régulière.  
  • la recherche dans les domaines des sciences de la vie, de
    l’énergie et des nanotechnologies devrait être intégrée parmi les
    priorités thématiques du 7ème PC. 

En matière de ressources humaines, le rapport du
Parlement encourage les Etats membres à définir des « itinéraires
d’enseignement menant naturellement à une carrière dans la
recherche », et à prévoir des formules susceptibles
d’inciter les entreprises à offrir des opportunités
professionnelles intéressantes aux chercheurs. Le document plaide
également en faveur d’actions de « discrimination positive » pour
promouvoir l’accès des femmes aux postes de chercheurs,
et envisage une harmonisation au niveau européen
des carrières et des salaires dans le secteur de la
recherche pour favoriser la mobilité professionnelle (dans le
cadre de « l’espace européen de recherche »). 

Les députés européens ont jusqu’au 2 février pour
introduire des amendements sur le rapport de la commission ITRE,
celle-ci devant voter sur le texte lors de sa séance des 16 et 17
mars. Le vote en séance plénière interviendra le 1er
avril 2005. 

 

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