Le e-commerce européen s’affranchit du géoblocage

Les nouvelles normes européennes contre le géoblocage injustifié lors d’achats en ligne entrent en vigueur le 3 décembre. Un article d’Euroefe.

Lors de leurs achats en ligne, les Européens ne seront plus redirigés vers la version nationale du site de e-commerce car leur carte de crédit provient d’un pays différent. Désormais, tant qu’ils se trouvent dans l’UE, ils pourront avoir accès aux biens et services en ligne qu’ils souhaitent, se félicite l’institution.

La Commission a rappelé qu’en 2015, 63 % des pages web ne permettaient pas aux utilisateurs vivant dans un autre État membre d’effectuer leurs achats. Par conséquent, près de deux tiers des consommateurs voulant faire des achats en ligne n’y parvenaient pas.

Pour l’exécutif européen, la fin de cette pratique permettra aux consommateurs d’avoir accès à un choix plus large de produits et à des prix plus compétitifs, et aux entreprises d’avoir l’occasion de s’étendre à d’autres pays et de profiter de coûts de transaction et administratifs plus bas.

Élan pour le commerce en ligne

Cette mesure fait partie des divers efforts de la Commission pour stimuler le commerce en ligne sur le marché intérieur, comme une meilleure protection des consommateurs sur Internet, la garantie d’envois de colis transfrontaliers plus efficaces et la simplification des règles de TVA pour faciliter les achats et la vente de produits en ligne.

Un compromis délicat pour mettre fin au géoblocage

Les institutions européennes se sont mises d’accord pour mettre un terme au géoblocage. Une décision qui astreint les entreprises de commerce en ligne à vendre partout dans l’UE, quel que soit le pays où vit l’acheteur.

Les États membres vont devoir transposer les nouvelles règles et mettre sur pied les structures nécessaires pour garantir son application, a demandé la Commission, qui procédera à une révision de la nouvelle loi en mars 2020. Lors de cette évaluation, elle examinera la possibilité d’étendre le principe de non-discrimination aux services non audiovisuels fournis par voie électronique avec du contenu protégé, comme les livres électroniques, la musique, les jeux ou les logiciels.

Par ailleurs, elle cherchera à savoir si dans d’autres secteurs, comme les services audiovisuels ou de transport, il faut éliminer des restrictions injustifiées dues à la nationalité ou au lieu de résidence.

Le Bureau européen des consommateurs, le BEUC, a salué l’entrée en vigueur de la nouvelle loi mais a rappelé que d’autres pratiques de géoblocage perduraient, comme celles imposées par le secteur audiovisuel qui empêche de visionner certains programmes sur Internet à des utilisateurs d’autres pays.

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