Le gouvernement dévoile sa feuille de route pour concilier les transitions numérique et écologique

La ministre de l'Environnement Barbara Pompili, avec le secrétaire d'Etat au Numérique, doit annoncer aujourd'hui plusieurs mesures pour réduire l'empreinte environnementale du numérique

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et le secrétaire d’État au Numérique Cédric O dévoilent aujourd’hui la stratégie nationale du gouvernement pour faire converger les enjeux environnementaux avec les questions numériques.

Alors que le numérique est responsable de 5 à 10% de la pollution en France, le gouvernement doit annoncer aujourd’hui (23 février) plusieurs mesures visant à améliorer l’empreinte écologique du secteur.

Cette nouvelle feuille de route se développe en trois axes : « développer la connaissance de l’empreinte environnementale numérique », « soutenir un numérique plus sobre » et « faire du numérique un levier de la transition écologique et solidaire ».

Le gouvernement s’est inspiré du rapport remis en juin 2020 par la Convention Citoyenne pour le Climat. Plusieurs des mesures proposées devraient être mises en place : un baromètre environnemental pour les acteurs du numérique élaboré par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), une campagne de sensibilisation sur les pratiques numériques moins polluantes et le renforcement du financement des GreenTech par exemple.

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« Connaître pour agir »

« Nous avons besoin de données précises, claires, objectives et de méthodologies faisant consensus autour de l’impact réel du numérique sur l’environnement », note le document qu’Euractiv France a pu consulter avant sa publication.

Pour cela, le gouvernement souhaite créer une « méthodologie de quantification » de cette empreinte écologique en partenariat notamment avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (AEDME) et l’ARCEP.

Il entend également s’attaquer aux cycles de vie des équipements et aux coûts environnementaux de leur fabrication — quand on sait que le flux de déchets de l’électronique augmente de 2% par an en Europe et que moins de 40% sont recyclés.

Ecoconception, réparation, réemploi, reconditionnement, lutte contre l’obsolesecence, etc. : la feuille de route se montre ambitieuse dans sa volonté de promouvoir l’économie circulaire. Le gouvernement propose de manière générale de mieux informer le consommateur avec, par exemple, un indice de réparabilité et de durabilité pour les équipements électroniques tout en soutenant la filière français du réemploi et du reconditionnement.

Enfin, l’État, en plus de s’engager dans son « exigence d’exemplarité » en inscrivant l’utilisation pour les acheteurs publics, de plus de 20% de matériel informatique et téléphonique
reconditionnés ou de seconde main dès 2021, veut « soutenir l’écosystème des GreenTech mobilisant le numérique ».

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