Le Luxembourg, paradis fiscal pour les entreprises et les grosses fortunes finlandaises

Selon le rapport, intitulé « L'impact de la réglementation sur l'investissement international en Finlande », publié mercredi (19 mai), le stock d'IDE entrants du pays représente 31 % de son PIB tandis que la moyenne dans les pays nordiques et baltes s’élève à 49 %. [DR]

Des centaines d’entreprises finlandaises, de magnats de l’économie et de PDG de premier plan ont cherché à obtenir des allégements fiscaux au Luxembourg. Les sommes dont il est question s’élèvent à des dizaines de milliards d’euros.

La liste des noms, révélée lundi 29 mars par MOT, un programme télévisé d’investigation de la Société finlandaise de radiodiffusion, comprend notamment Jorma Ollila, ancien PDG de Nokia, et Ilkka Herlin, un membre de la famille de Kone, une entreprise leader dans le secteur des ascenseurs et des escaliers mécaniques.

Même si l’utilisation des paradis fiscaux peut être moralement discutable, rien n’est illégal. Cependant, de tels arrangements ont suscité l’indignation en Finlande et ont terni l’image du Luxembourg en tant que paradis fiscal jouissant d’une meilleure réputation que les îles Vierges et le Panama.

Les propos d’Eero Heinäluoma, député socialiste et suppléant au sein de la sous-commission des questions fiscales, ont été particulièrement virulents. Qualifiant les résultats de choquants, M. Heinäluoma a exhorté l’Union européenne à s’efforcer d’accroître la transparence et à mettre un terme à la perte de recettes fiscales.

Les informations ont été initialement collectées dans une base de données OpenLux, puis compilées par Le Monde, et remises à la MOT pour qu’elle les examine. Les anecdotes intéressantes ne manquent pas. Par exemple, le fils du chef d’une compagnie ferroviaire russe possède des actifs d’une valeur de 50 millions d’euros au Luxembourg.

La Turquie aura jusqu'à mai si elle souhaite éviter la liste noire européenne des paradis fiscaux

L’Union européenne a décidé de ne pas inclure la Turquie dans sa liste noire des paradis fiscaux, ont indiqué plusieurs diplomates mardi (16 février), et ce après la promesse d’Ankara de simplifier les échanges d’informations fiscales.

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