Le Portugal a enregistré un excédent budgétaire dans les comptes publics de 6,2 milliards d’euros pour l’année à partir d’octobre, soit 3,4 milliards d’euros de plus que pour la même période l’année dernière, a déclaré jeudi le ministère des Finances.
Dans un communiqué, le ministère dirigé par Fernando Medina a déclaré que, malgré l’amélioration annuelle du solde budgétaire ajusté jusqu’en octobre, l’excédent a diminué de 1,06 milliard d’euros par rapport au mois précédent.
L’évolution de l’excédent d’une année sur l’autre résulte d’une amélioration de 8,9 % des recettes, supérieure à l’augmentation de 4,9 % des dépenses.
Les chiffres publiés aujourd’hui par le gouvernement, en prévision de l’exécution du budget qui sera publiée par la direction générale du budget, sont ajustés pour tenir compte de l’effet de l’intégration du fonds de pension Caixa Geral de Depósitos (FPCGD).
L’amélioration des recettes reflète avant tout la résistance du marché du travail, tandis que l’augmentation des dépenses réelles (qui s’élève à 7,5 % après correction de l’effet des mesures COVID-19 et de l’impact du choc géopolitique de la guerre en Ukraine) est « fortement influencée » par « les mesures d’augmentation des revenus, les prestations sociales, ainsi que la prise en compte de l’inflation dans les contrats publics ».
Jusqu’en octobre, les recettes fiscales ont augmenté de 9,1 %, sous l’influence significative de l’augmentation des impôts directs, et ont augmenté de 11 % d’une année sur l’autre.
L’augmentation des dépenses d’une année sur l’autre jusqu’en octobre « continue d’être alimentée par les salaires, l’achat de biens et de services, l’investissement et les prestations sociales ».
Le ministère des Finances a souligné que les dépenses liées aux prestations sociales ont augmenté de 16,7 %, ce qui reflète en grande partie la mise à jour de l’indice de soutien social et les augmentations de salaire.
Les dépenses de personnel ont augmenté de 7,7 %, les dépenses d’acquisition de biens et de services de 6 % et les dépenses d’investissement dans l’administration centrale et la sécurité sociale de 15 %, hors partenariats publics-privés.
Les chiffres publiés relèvent de la comptabilité publique, qui diffère de la comptabilité nationale, publiée par l’Institut national de la statistique (INE) et traditionnellement utilisée dans les comparaisons internationales.


