Les cas de fraude au fonds de relance pourraient surcharger le procureur européen

L'UE perd 50 milliards d'euros par an à cause de la fraude, selon le rapport de l'Office européen de lutte antifraude cité par le procureur. [Andrey_Popov]

La gestion du fonds de relance de l’UE pourrait être « un défi pour le parquet européen, car on craint que des fraudes se produisent lors de la demande et de l’utilisation de ces sommes particulièrement importantes », a déclaré le procureur européen grec, Dimitrios Zimianitis, au partenaire média d’EURACTIV, l’AMNA.

Si ces craintes se réalisent, cela « pourrait conduire à une multiplication des affaires que le bureau du procureur est appelé à traiter », a déclaré M. Zimiantis, qui a récemment été nommé par le Conseil de l’UE.

« Plus de 3 000 affaires de grande importance, souvent de nature interfrontalière ou de criminalité organisée, qui sont désormais traitées par les autorités judiciaires nationales, seront soumises au nouveau conseil judiciaire, qui en assumera la gestion », a-t-il ajouté. Le principal travail du procureur européen est de se concentrer sur les crimes financiers contre les intérêts du bloc tels que les subventions, les marchés publics, les revenus et la fraude à la TVA transfrontalière.

Selon le procureur européen grec, « la priorité sera donnée à la rapidité d’exécution de ces affaires grâce aux nouveaux moyens et aux nouvelles compétences de l’organe européen ». Les affaires donnant lieu à des poursuites seront transmises aux autorités judiciaires des États membres qui seront chargées de récupérer les fonds perdus.

L’UE perd 50 milliards d’euros par an à cause de la fraude, selon le rapport de l’Office européen de lutte antifraude cité par le procureur.

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