Les dirigeants européens avancent prudemment sur le dossier de la politique énergétique [FR]

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Le sommet européen se positionne en faveur d’une meilleure coopération pour une politique énergétique européenne, mais évite de se prononcer sur les sujets épineux de la déréglementation du marché de l’énergie et les objectifs à atteindre en matière d’énergie renouvelable.

Cette année, l'énergie a constitué le thème central du sommet de printemps des dirigeants européens. Face aux problèmes liés à une dépendance énergétique croissante et des prix du pétrole en augmentation, l'énergie a désormais été intégrée à l'Agenda de Lisbonne, lequel fait traditionnellement l'objet de débats lors du sommet de printemps. 

La réunion des dirigeants européens à Bruxelles les 23 et 24 mars 2006 doit se conclure par un soutien général à une nouvelle politique énergétique pour l'Europe (PEE) mais certains dirigeants, comme l'allemande Angelika Merkel, ne sont pas encore prêts à céder leurs compétences à l'UE dans ce domaine. De ce fait, la réunion se limitera à établir certains principes généraux et des objectifs, pour lesquels un consensus a déjà été trouvé, visant à garantir l'approvisionnement énergétique et la compétitivité.  

Les idées relatives à la création d'un régulateur européen de l'énergie ne recevront pas le soutien de l'ensemble des Etats membres. 

Le président français Jacques Chirac, dont le pays connaît un litige avec l'Italie dans l'affaire du blocage de la tentative d'offre de rachat d'Enel sur le groupe énergétique français Suez, a déclaré: "La construction d'une Europe de l'énergie (sic) ne saurait se résumer à la libéralisation des marchés. Nous devons tout faire pour encourager le développement de "champions européens", ayant pour base une forte ambition industrielle et non des approches purement financières".

Le président a également réussi à attirer toute l'attention sur lui lorsqu'il a quitté la salle du Conseil européen durant le discours d'un compatriote, Ernest-Antoine Seillière, chef de l'UNICE, organisation des employeurs européens, lequel a décidé de prononcer en anglais son appel à des réformes économiques. 

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