Les géants de la toile luttent pour être les meilleurs dans la « recherche sociale »

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Microsoft et Google sont en train de développer des plateformes en ligne qui combinent le rôle des médias sociaux et des moteurs de recherche. Il s'agit de la « recherche sociale », ou « social search ». Ces initiatives laissent entrevoir la bataille qui fait rage pour l'exploitation du cloud computing et la combinaison des fonctions les plus populaires de la toile.

Lors d'un séminaire sur les médias sociaux à Bruxelles le 8 février dernier, Microsoft a annoncé qu'il développait un outil de « recherche sociale » intitulé So.cl, actuellement en phase d'expérimentation dans le milieu universitaire notamment.

Google Plus qui a été lancé à l'automne dernier et qui, depuis le mois de janvier, permet à des utilisateurs de plus de 13 ans de s'inscrire, combine les moteurs de recherche Google habituels avec de nouveaux services de médias sociaux. Nombreux sont ceux qui pensent que le géant de l'Internet tente ainsi de rivaliser avec le réseau social Facebook.

Les deux plateformes impliquent que les utilisateurs partagent des informations et elles disposent d'une application commerciale, ce qui permet à des communautés de recherche et d'entreprises de se créer en ligne.

Le partage de connaissance, c'est du business

Dans le cas de Google, les pages peuvent être configurées pour des groupes spécifiques, ce qui permet aux entreprises d'autres pays de créer des communautés de connaissance. Microsoft est en train de mettre au point l'outil So.cl dans le cadre d'une expérience qui devrait permettre aux étudiants de combiner la navigation sur la toile, la recherche et les réseaux sociaux dans un but d'apprentissage.

Les deux modèles sont caractérisés par des normes très différentes en matière de protection de la vie privée. Google Plus utilise un modèle de contrôle strict sur la protection de la vie privée, afin de se rapprocher au maximum des conditions d'une relation dans la « vie réelle ». Les utilisateurs peuvent par exemple empêcher certains amis d'avoir accès à des informations disponibles pour les autres.

Le modèle de Microsoft implique que les utilisateurs renoncent à certains aspects de leur vie privée. Les utilisateurs sur le réseau peuvent voir toutes les informations et les articles résultant de la recherche sociale. L'entreprise affirme que ce modèle est très populaire auprès des étudiants qui préfèrent utiliser une plateforme dont les règles sur la vie privée sont claires, plutôt que de ne pas savoir exactement quel type de politique s'applique.

La concurrence est rude

Ces deux plateformes de recherche sociale peuvent brasser de grandes quantités de données grâce au cloud computing et elles comptent bien cibler davantage les utilisateurs commerciaux à long terme. So.cl vise les communautés de chercheurs qui travaillent à distance et leur permet de rassembler des informations. Microsoft compte également miser sur ses liens avec Facebook pour promouvoir sa plateforme.

La recherche sociale fait l'objet d'une concurrence toujours plus rude entre les géants de l'Internet. La plateforme sociale Twitter s'est plainte en janvier dernier quant aux changements opérés par Google pour intégrer Google Plus dans ses résultats de recherche.

Google a riposté. Son directeur exécutif, Eric Schmidt, a déclaré que son entreprise ne favorisait pas son propre réseau social par rapport à Facebook et Twitter. « Tous seront traités sur un pied d'égalité » si les deux concurrents donnent à Google les autorisations nécessaires pour accéder à leur contenu, a-t-il expliqué.

 

« La réticence de Facebook et Google à partager les services au public lorsqu'il s'agit de combiner la recherche et les médias sociaux est corrosive pour les connexions de notre culture commune », a déclaré l'expert américain de la recherche John Battelle. « La recherche sociale n'aura pas beaucoup de sens tant que Facebook et Google insisteront sur leur différence et n'offriront pas aux consommateurs ce qu'ils veulent vraiment : les données de Facebook intégrées dans la recherche de Google », a-t-il ajouté.

« Microsoft collabore étroitement avec Facebook et cette collaboration ne fait que s'intensifier », a déclaré le 8 février à Bruxelles le directeur de programme de Microsoft FUSE Labs, Paul Steckler. « A terme, nous espérons que So.cl pourra utiliser des sources de contenu plus variées et que les entreprises pourront voir leurs données apparaître dans les recherches sociales. »

 

Les moteurs de recherche comme Google, Yahoo et Bing, ainsi que les sites d'information comme Wikipedia, font partie des outils les plus utilisés sur la toile.

En parallèle, des sites de réseaux sociaux comme Facebook et Twitter voient également leur nombre d'utilisateurs grimper en flèche.

Le cloud computing permet que les données brassées par ce genre de sites soient gérées facilement. La combinaison des médias sociaux et des moteurs de recherche sera bientôt rendue possible.

Les sites combinant l'interactivité avec des groupes d'utilisateurs et le partage de connaissances et d'expertise pourraient être bénéfiques pour les entreprises, surtout pour les PME, qui souhaitent rassembler des informations ou rassembler des spécialistes pour travailler sur un même sujet à distance.

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