Les négociations sur le fonds de relance et le budget de l’UE sont dans l’impasse

Les négociateurs du Parlement européen disent avoir fait « une proposition novatrice » sur « la comptabilisation des coûts de la dette commune dans le prochain budget à long terme de l'UE », mais celle-ci a été rejetée par le Conseil.

La dixième réunion du trilogue européen sur le budget septennal de l’UE et le fonds de relance s’est achevée « sans grand progrès ». La mise à disposition du fonds d’aide pourrait s’en trouver retardée. Un article d’Euroefe.

« Les négociations trilatérales [entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission] sur le budget de l’UE et le fonds de relance se sont achevées ce soir avec peu de progrès. Les négociations demeurent très difficiles, d’importantes lacunes subsistent. Les discussions se poursuivent au niveau technique », a tweeté le porte-parole de la présidence allemande de l’UE, Sebastian Fischer, mercredi 28 octobre.

Si les négociations continuent à patiner, l’impossibilité de venir à bout de ces « importantes lacunes » pourrait retarder l’entrée en vigueur du budget à long terme de l’UE et du fonds de relance destiné à faire face aux effets de la pandémie, au-delà de janvier 2021.

Dans un communiqué, les six négociateurs du Parlement ont déclaré qu’ils avaient fait, mercredi 28 octobre, « une proposition novatrice » sur « la question cruciale de la comptabilisation des coûts de la dette commune dans le prochain budget à long terme de l’UE ». Une proposition que le Conseil « a rejetée sans ménagement ».

Le Parlement demande une augmentation de 39 milliards d’euros pour la période 2021-2027, mais la présidence du Conseil estime que selon le système proposé par les eurodéputés, l’augmentation s’élèverait en réalité à 90 milliards d’euros, un chiffre inacceptable pour les États membres.

Les eurodéputés s'opposent à l’accord laborieusement conclu par le Conseil européen

Le Parlement européen a rejeté jeudi 23 juillet les décisions sur lesquelles les dirigeants de l’UE ont eu bien du mal à s’accorder lors de leur dernier sommet. Les eurodéputés ont notamment critiqué les coupes dans les programmes climatiques. Un article d’Euractiv Allemagne.

Par ailleurs, la pandémie de COVID-19 continue de s’aggraver en Europe et au cours d’un sommet par videoconférence qui aura lieu ce jeudi 29 octobre, les dirigeants européens tenteront de progresser sur la question de la reconnaissance mutuelle des tests de dépistage du virus. Ils tenteront également de déterminer comment les pays pourraient s’entraider au cours de cette deuxième vague.

Juan González-Barba, le secrétaire d’État espagnol chargé de l’Union européenne, assure que l’Espagne est favorable à une coordination aussi poussée que possible afin de garantir la mobilité au sein du bloc, tout en offrant des garanties sanitaires contre le COVID-19. « La position espagnole a toujours été d’essayer d’assurer la plus grande coordination possible », a-t-il déclaré à Euroefe mercredi 28 octobre.

Autre rendez-vous important ce jeudi 29 octobre : la réunion de la Banque centrale européenne (BCE). L’entité maintiendra sa politique monétaire et attendra de voir les effets de la deuxième vague de la pandémie et des nouveaux confinements sur l’économie de la zone euro. La plupart des analystes s’accordent à dire que la BCE ne bougera pas ce mois-ci et augmentera les mesures de soutien monétaires au plus tôt en décembre. Certains estiment même qu’elle attendra mars 2021 pour augmenter le volume des achats de dette afin de faire face à la crise économique provoquée par la pandémie.

Coronavirus : la Banque centrale devrait-elle verser de l’argent directement aux ménages ?

La dette de la France explosera avec les dépenses liées au coronavirus. Faut-il permettre à la Banque centrale de créer de la monnaie pour subventionner directement les États ? Le débat divise les économistes. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Mercredi 28 octobre, l’Autrichienne Christa Schweng a accédé à la présidence du Comité économique et social européen (CESE). Son objectif : reconstruire « l’unité et le prestige » de cet organe et influencer les politiques de l’UE. Christa Schweng prend la relève à un moment délicat, car certaines voix se sont élevées dernièrement pour remettre en cause l’utilité et la mission de cet organisme, notamment après que l’un de ses plus anciens membres a été visé par des allégations de harcèlement psychologique. L’Autrichienne doit prononcer son discours ce jeudi 29 octobre par vidéoconférence, lors de la session plénière qui lancera la nouvelle mandature de cinq ans du CESE. Cette année, plus de 40 % des 329 membres du comité sont des nouveaux venus.

Jeudi 29 octobre toujours, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) dévoilera les résultats d’une étude sur les progrès de l’égalité entre les sexes au sein de l’UE, avec un indice classant les États membres en fonction de la situation qui prévaut sur leur territoire.

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