L’Europe joue son avenir sur le numérique

Mariya Gabriel, commissaire à la société et à l'économie numérique s'exprime à Bruxelles le 26 septembre 2017. [Olivier Hoslet/EPA]

Pour la commissaire bulgare, Mariya Gabriel, l’année 2018 sera déterminante. En matière d’éducation, de cybersécurité, de réalisation du marché unique numérique. Un entretien de notre partenaire, Ouest-France.

Mariya Gabriel est la commissaire européenne au numérique.

Tous les géants du Web sont américains ou chinois. Embarrassant pour les Européens, non ?

C’est la première fois que l’Europe n’est pas à la pointe d’une révolution technologique. Seules 4 % des plateformes sont européennes. Mais, au lieu de perdre du temps à copier Google et Netflix, il faut aider nos entreprises à garder leur force et à grandir.

Quelles sont les urgences ?

L’Europe n’a aucun supercalculateur parmi les dix premiers au monde. Nous avons perdu ce train, depuis 1995. La Commission veut y remédier d’ici à 2022-2023. Ce sont des enjeux concrets : prévention des maladies, des séismes, analyse du changement climatique. Une grande partie des données se trouvent hors d’Europe. Or, les chercheurs en ont besoin. Si on veut éviter une fuite des cerveaux, on a besoin de plus de 300 000 spécialistes. Contenus illicites, discours de haine, racisme…

Ansip promets des règles de cybersécurité paneuropéennes

Une semaine avant la présentation d’une série de propositions législatives sur la cybersécurité, Andrus Ansip a assuré que les nouvelles règles n’empièteraient pas trop sur les prérogatives des autorités nationales.

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