L’UE choisit Kristalina Georgieva pour remplacer Lagarde au FMI

Les pays de l’UE ont finalement réussi à tomber d’accord sur la candidature européenne de la Bulgare Kristalina Georgieva pour remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international. Un article de notre partenaire La Tribune.

Il ne restait plus que trois candidats ce vendredi matin après le retrait du ministre des Finances portugais, l’économiste Mário Centeno, puis de la ministre espagnole de l’Économie et des Entreprises, Nadia Calviño Santamaria. Puis en début d’après-midi, le gouverneur de la Banque de Finlande, Olli Rehn, déjà candidat malheureux à la succession de Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé lui-même sur Twitter qu’il se retirait de la course pour la direction du Fonds monétaire international (FMI).

Ne restait plus qu’un duel entre un homme et une femme : le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem (53 ans), ex-président de l’Eurogroupe et ex-ministre des Finances de 2012 à 2017, travailliste, mais tenant des politiques d’austérité, et soutenu par l’Allemagne, face à la Bulgare Kristalina Georgieva, actuellement directrice générale de la Banque mondiale, soutenue par la France. A bientôt 66 ans (le 13 août prochain), elle dépassera la limite d’âge de 65 ans fixée dans les statuts du FMI, lors du vote des pays membres prévu avant le 4 octobre.

Les Européens désignent leur candidat au FMI parmi quatre prétendants

Les gouvernements européens ont commencé à voter vendredi pour désigner leur candidat à la succession de Christine Lagarde à la tête du FMI, avec quatre prétendants en lice.

Les pays membres de l’Union européenne ont finalement réussi à se mettre d’accord sur la candidature de Kristalina Georgieva. Selon le Financial Times, la Bulgare avait obtenu le soutien de 56 % des 28 États membres ne représentant que 57 % de la population de l’UE alors que le minimum requis est de 65 %.

Jeroen Dijsselbloem a reconnu sur Twitter sa défaite et félicité Kristalina Georgieva.

Un vote, faute de consensus

Faute de s’entendre sur un candidat de consensus, comme l’avait espéré Bruno Le Maire lors de la réunion du G7 Finances à Chantilly le 18 juillet dernier, les gouvernements de l’Union européenne avaient opté pour un vote, une procédure très inhabituelle, à laquelle le gouvernement britannique a refusé de participer.

Le vote des ministres des Finances, par courrier électronique, s’est déroulé selon les règles européennes de la majorité qualifiée : le candidat retenu devait obtenir le soutien de 55 % des pays membres, soit 16 pays, représentant au moins 65 % de la population de l’UE.

Interrogé le 25 juillet sur son éventuelle candidature au poste, Mario Draghi avait déclaré « je suis honoré que l’on pense à moi. Mais je ne suis pas disponible ». Le banquier central italien fêtera bien ses 72 ans et n’était théoriquement pas éligible.

Le poste de directeur général du FMI est rémunéré un peu plus de 500 000 dollars par an, nets d’impôt. L’organisation, dont le siège est à Washington, emploie environ 2 700 personnes de 150 nationalités.

L’UE s’accorde sur un candidat unique au FMI

Les ministres des Finances de l’Union européenne ont décidé à l’unanimité de ne présenter qu’un seul candidat pour succéder à Christine Lagarde au poste de directeur général du FMI.

Le candidat retenu par l’UE a officiellement jusqu’au 6 septembre pour se déclarer auprès du FMI, qui nommera son nouveau directeur général d’ici au 4 octobre.

La mission du FMI est d’encourager « la stabilité financière et la coopération monétaire internationale, et […] de faciliter le commerce international, d’œuvrer en faveur d’un emploi élevé et d’une croissance économique durable, et de faire reculer la pauvreté dans le monde » fait valoir l’institution sur son site.

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