Dans un entretien accordé à EURACTIV Slovaquie, le commissaire à l’emploi, Vladimir Spidla, déclare qu’il ne voit pas les Etats membres d’Europe centrale et orientale dresser des obstacles aux travailleurs bulgares et roumains.
En Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ont évoqué d’éventuelles restrictions contre les travailleurs en provenance de Bulgarie et de Roumanie qui migreraient vers ces pays après l’adhésion des deux pays à l’UE.
EURACTIV.sk a demandé au commissaire Spidla comment ces discussions peuvent être compatibles avec les demandes de ces mêmes pays de supprimer les restrictions à la mobilité de leurs propres travailleurs dans l’UE des 15.
Le commissaire a répondu qu’il qu’il ignorait si l’un de ces pays de l’UE des 8 prévoit d’instaurer des restrictions sur son marché du travail comme l’ont fait douze anciens pays membres pour les travailleurs de l’Est. « Au moins en ce qui concerne la Pologne et la République tchèque, j’ai entendu des voix très fortes dans les débats nationaux s’exprimer pour soutenir, en tant que principe, le fait que les marchés du travail doivent rester ouverts aux travailleurs des futurs Etats membres. Mais cela reste encore une question très ouverte, il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de concret ».
Le commissaire Spidla a rappelé que, selon une récente étude de la Commission, les pays qui ont autorisé les travailleurs de l’UE des 8 à pénétrer leur marché du travail, « la libre circulation des travailleurs a contribué à renforcer l’économie et l’emploi des pays récepteurs ». Il a ajouté que « la situation de l’UE des 15 montre que les restrictions officielles ne sont pas les seuls obstacles à la mobilité professionnelle transfrontalière au sein de l’UE – même sans elles, la mobilité reste faible. »
La mobilité est limitée non seulement en raison de barrières linguistiques et culturelles, qui n’existent pas aux Etats-Unis par exemple, mais également en raison de différences dans les systèmes de sécurité sociale. » La solution à ce problème, selon M. Spidla, citant l’exemple de la transférabilité des systèmes de retraite, n’est « pas l’harmonisation mais la coordination ».
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