Macron réunit jeudi les partenaires sociaux avant un sommet de l’UE

Côté syndicats, seront présents Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) (zu centre), Yves Veyrier (FO), François Hommeril (CFE-CGC) et Cyril Chabanier (CFTC) et côté patronat Geoffroy Roux de Bézieux pour le Medef (gauche), François Asselin (droite) pour la CPME et Dominique Métayer pour U2P. [EPA-EFE/YOAN VALAT]

Emmanuel Macron réunit jeudi matin (29 avril) les principaux responsables patronaux et syndicaux pour préparer les prochaines étapes de « l’Europe sociale », qui seront débattues lors d’un sommet européen à Porto (Portugal) du 6 au 8 mai, a annoncé l’Élysée.

Côté syndicats, seront présents Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Yves Veyrier (FO), François Hommeril (CFE-CGC) et Cyril Chabanier (CFTC) et côté patronat Geoffroy Roux de Bézieux pour le Medef, François Asselin pour la CPME et Dominique Métayer pour U2P (Union des entreprises de proximité).

Le Premier ministre Jean Castex, la ministre du Travail Elisabeth Borne et le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune participeront également à cette réunion à l’Élysée.

Il s’agit, selon la présidence, que « les partenaires sociaux soient associés à la construction de l’Europe sociale de demain », dont les dirigeants des 27 discuteront au sommet organisé par le Portugal, qui exerce la présidence tournante de l’UE au premier semestre.

Le précédent « sommet social », qui s’était tenu à Göteborg (Suède) en novembre 2017, avait débouché sur « des avancées importantes » selon l’Élysée, notamment avec l’adoption de la directive européenne sur les travailleurs détachés.

À Göteborg, Emmanuel Macron avait déclaré que le modèle social français devait s’inspirer de la Suède pour réussir à « créer un consensus » entre partenaires sociaux, qui doivent « sortir de leurs guerres de positions ». Il faut « réduire la conflictualité » en France, avait souhaité le président, parfois accusé de négliger le dialogue avec les corps intermédiaires.

La réunion de jeudi « témoigne de l’attachement du président au dialogue social, qui constitue un élément clé dans la lutte contre la crise ainsi que dans la relance et l’adaptation aux mutations du marché du travail, tant au niveau national qu’européen », souligne l’Élysée.

Ces questions seront l’un des enjeux de la présidence française de l’UE au premier semestre 2022, ajoute la présidence.

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L’UE, qui s’est accordée en juillet 2020 sur un fonds de relance de 750 milliards d’euros (5,6% du PIB européen) financé par une émission de dette commune, franchira une étape importante cette semaine puisqu’une douzaine de pays doivent lui soumettre leur plan, dont la France et l’Allemagne mercredi.

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