La génération Y vénère robots et intelligence artificielle

L’impact des robots et de l’intelligence artificielle sur le monde du travail n’inquiète pas les « Millenials ». Une majorité d’entre eux juge que la création d’emplois sera plus importante que leur destruction, selon une enquête internationale.

Malgré les nombreux rapports et avertissements sur le risque de perte d’emploi dû à l’introduction de robots intelligents dans les usines et d’intelligence artificielle sur des postes à responsabilité, des services clients en passant par le secteur bancaire, les jeunes travailleurs n’ont pas peur de l’avenir.

Une forte majorité (79 %) des jeunes de 18 à 35 ans, un groupe connu sous le nom des « Millenials », estime que la technologie crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit, selon un sondage publié le 28 août par le Forum économique mondial, l’organisation accueillant chaque année le forum de Davos. Le sondage 2016 a été mené auprès de 31 000 personnes dans 186 pays.

Le Parlement prépare la révolution robotique de l’emploi

Le Parlement européen va se pencher sur la réglementation des robots, une première étape vers une loi européenne. Et prévient qu’un revenu de base universel pourrait devenir nécessaire face aux évolutions du marché de l’emploi. Un article d’EURACTIV Allemagne.

Les Millénials ne voient pas les robots comme des destructeurs d’emploi mais considèrent plutôt que l’avenir est entre leurs mains. La moitié d’entre eux (46 %) affirment que ceux qui n’ont pas de compétences en technologie auront de plus en plus de mal à trouver un emploi à l’avenir. Selon la Commission européenne, deux cinquième de la main-d’œuvre européenne a peu ou pas de compétences numériques. Malgré de hauts niveaux de chômage, 756 000 emplois pourraient être vacants d’ici à 2020 dans le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) européen.

L’optimisme de ceux qui seront les premiers à ressentir les effets de cette quatrième révolution industrielle contraste avec les nombreux rapports publiés par des experts et des organisations comme l’université d’Oxford, le FMI ou le Forum économique mondial.

Faut-il vraiment avoir peur de l'intelligence artificielle ?

L’automatisation des métiers sous l’effet de la robotique, et les capacités bluffantes de l’intelligence artificielle, annoncent un bouleversement profond de l’économie. Alors que l’inquiétude gagne du terrain, comment s’y préparer et anticiper un futur positif avec ces progrès inévitables ? Un article de notre partenaire, La Tribune.

La santé, l’éducation et les industries de base seront les secteurs qui bénéficieront le plus des dernières évolutions technologiques, indique le sondage.

Ces points de vue positifs ne signifient toutefois pas que les Millenials sont des amateurs de robots. Plus de la moitié (51 %) ne fait pas confiance à des machines pour prendre des décisions à leur place et environ le même pourcentage s’oppose à donner des droits aux robots humanoïdes.

Rien qu’en Chine, 42 % des personnes interrogées seraient d’accord pour octroyer des droits aux robots humanoïdes.

Les robots et l’intelligence artificielle sont perçus comme la prochaine grande tendance technologique (45 %) suivis par les objets connectés (23 %) et l’apprentissage automatique (13 %)

La corruption, préoccupation mondiale

La génération Y a également exprimé son opinion sur d’autres sujets actuels comme la politique, les affaires, l’économie ou leur carrière.

Une préoccupation partagée dans le monde est la corruption. Comme le soulignent les auteurs, il s’agit d’une des rares réponses choisies par une majorité écrasante dans le monde entier.

Si les jeunes pouvaient résoudre un problème dans leur pays, ce serait la corruption, qu’ils considèrent comme la problématique la plus grave de leur pays (57 %).

Les Européens de plus en plus critiques face à l'UE

Que les Britanniques votent pour le maintien ou non de leur pays dans l’Union européenne, les électeurs des autres pays du continent doutent de plus en plus de l’UE, selon une étude du Pew Research Center publiée mardi.

Les Millénials estiment aussi que la corruption est le plus grand moteur d’inégalité dans leur économie, selon 58 % d’entre eux. Par ailleurs, le même pourcentage affirme que l’abus de pouvoir et la corruption sont les problèmes qui les frustrent le plus vis-à-vis de leur gouvernement.

Plus largement, le changement climatique est la plus grande préoccupation mondiale pour la seconde année consécutive (45 %), suivi par les grands conflits (38 %) et les conflits religieux (34 %).

Malgré l’impopularité du nouveau président américain Donald Trump dans le monde entier, et notamment chez les jeunes, et malgré les restrictions qu’il a imposées sur les voyageurs de certains pays musulmans, les États-Unis restent le premier pays où les Millenials aimeraient faire progresser leur carrière, suivis du Canada (12 %).

Parmi les pays européens, c’est le Royaume-Uni qui possède le marché de l’emploi le plus attractif (10 %), malgré le Brexit, suivi de l’Allemagne (8 %).

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.