Économie : plus de la moitié des plans de relance nationaux sont approuvés

D’après Andrej Šircelj, ministre slovène des Finances, « nous devons utiliser ces fonds au mieux pour nous remettre de cette crise et ouvrir la voie vers une Europe résiliente, plus verte et plus numérique ». [Council]

Lundi (26 juillet), les ministres européens des Finances ont approuvé les plans de relance de la Croatie, de Chypre, de la Lituanie et de la Slovénie. Pour l’heure, 16 plans sur 27 ont donc été acceptés.

L’approbation du Conseil « Affaires économiques et financières » (Ecofin) fait suite à l’évaluation positive de la Commission européenne concernant les propositions de réformes et d’investissements présentées par ces quatre pays dans le but de débloquer le soutien de la Facilité pour la reprise et la résilience. Pour rappel, la FRR constitue le pilier principal du plan de relance pour l’Europe et s’élève à 672,5 milliards d’euros.

Plus tôt ce mois-ci, le Conseil a également donné son accord aux plans de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Italie, de la Lettonie, du Luxembourg, du Portugal, de la Slovaquie et de l’Espagne.

Les États membres pourront bénéficier de leur part du gâteau dès qu’ils auront rempli une série d’objectifs et d’étapes clés introduisant progressivement les plans de réformes et d’investissements approuvés.

Pour commencer, ils percevront 13 % des fonds octroyés au titre du plan de relance pour l’Europe en guise de préfinancement, une fois que leurs plans seront adoptés et qu’ils auront rempli toute la paperasse administrative.

Bruxelles autorise un régime espagnol de recapitalisation à un milliard d’euros

Lundi (19 juillet), la Commission européenne a autorisé la proposition de l’Espagne visant à créer un fonds de recapitalisation à hauteur d’un milliard d’euros pour stimuler la relance des entreprises espagnoles touchées par la pandémie. Un article d’Euroefe.

À la suite d’une visioconférence organisée par les ministres des Finances lundi (26 juillet), le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a déclaré que le préfinancement sera versé « dès que les détails techniques afférents seront approuvés par chaque État membre ».

« Ces démarches prendront quelques semaines, voire quelques jours dans certains cas », a-t-il ajouté.

L’exécutif européen est parvenu à soulever 45 milliards d’euros sur les marchés pour garantir les versements du préfinancement, soit 6 milliards d’euros de moins que le montant nécessaire pour couvrir au moins les douze premiers plans.

Cependant, M. Dombrovskis reste confiant : la Commission européenne sera en mesure de répondre à l’ensemble des demandes de préfinancement lorsque les États membres auront rempli tous les documents adéquats pour bénéficier des premiers versements.

D’après Andrej Šircelj, ministre slovène des Finances, « nous devons utiliser ces fonds au mieux pour nous remettre de cette crise et ouvrir la voie vers une Europe résiliente, plus verte et plus numérique ».

La Commission européenne et le Conseil de l’UE – présidé par la Slovénie – approuveront la plupart des plans de relance en suspens après la pause estivale.

Les Pays-Bas et la Bulgarie sont les seuls pays du bloc n’ayant toujours pas présenté de plan de relance, et ce, en raison des retards occasionnés à la suite de la démission de leur gouvernement.

Du côté de la Bulgarie et de la Pologne, les plans restent pour l’instant dans les tiroirs étant donné que Sofia et Varsovie ont maille à partir avec Bruxelles sur fond d’État de droit.

Les autorités polonaises ont accepté une prolongation de l’évaluation de la Commission jusqu’à la fin du mois d’août afin d’améliorer la proposition initiale.

L’exécutif européen a également offert un délai supplémentaire à Budapest. La Hongrie a désormais jusqu’à la fin septembre pour renforcer ses dispositifs d’audit et de lutte contre la corruption afin de pouvoir bénéficier des 7 milliards d’euros qui lui reviennent. Néanmoins, le gouvernement de Viktor Orban ne l’entend pas de cette oreille.

« Cet argent est à nous », a fait savoir M. Orban à la radio le week-end dernier. « Il n’y a pas vraiment de débat à ce sujet. Bruxelles peut retarder le versement, mais elle ne peut faillir à ses engagements. »

Les tensions entre l’UE, la Hongrie se sont exacerbées ces dernières semaines, depuis l’adoption par les autorités hongroises d’une proposition de loi hostile aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). Même constat pour les relations entre Bruxelles et Varsovie, où la Commission déplore l’érosion du système judiciaire et les défis liés à la primauté du droit européen.

Bruxelles propose un délai à la Hongrie pour examiner son plan de relance

Bruxelles a proposé à la Hongrie un délai supplémentaire pour l’examen de son plan de relance de 7,2 milliards d’euros, freiné par des désaccords sur l’Etat de droit, a annoncé lundi un responsable européen.

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