Moscovici confirmé cette semaine aux Affaires économiques

Pierre Moscovici, France's candidate for commissioner and former finance minister. September 2012. [Philippe Grangeaud/Flickr]

Jean-Claude Juncker doit rencontrer jeudi 4 septembre Pierre Moscovici pour évoquer une configuration dans laquelle le Finlandais Jyrki Katainen aurait un poste de vice-président à l’Economie, et l’Allemand Gunther Oettinger celui de commissaire à la Concurrence.

Le poste  de commissaire aux Affaires économiques et monétaires reviendra bien à la France, a confirmé une source à EURACTIV.fr, confirmant une information du journal allemand Spiegel.

La candidature de Pierre Moscovici au poste de commissaire aux Affaires économiques devrait s’accompagner d’un poste de vice-président à l’Economie, que Jean-Claude Juncker confierait au finlandais Jyrki Katainen, connu pour son austérité budgétaire exemplaire.

« Jean-Claude Juncker a voulu échapper au syndrome Barroso, à qui on reprochait toujours d’obéir à l’Allemagne. L’opposition d’Angela Merkel au fait de nommer la France au poste des Affaires économiques était un peu trop forte, il a choisi de s’affirmer » assure une source à la Commission européenne.

>>Lire : L’Allemagne ne veut pas de Moscovici aux Affaires économiques

En retour, l’Allemagne pourrait se voir confier le poste de commissaire à la Concurrence. Une fonction aussi «paradoxale que le fait que la France, avec sa dette, ait le poste des Affaires économiques » selon cette même source.

L’Allemagne obtiendrait la Concurrence

Le portefeuille de la Concurrence aurait été dès le départ dans la ligne de mire de l’Allemagne, qui devrait l’obtenir en contrepartie du fait que la France ait un poste qui ne lui sied guère.

Le candidat Gunther Oettinger, qui était jusqu’alors à l’Energie, était jusqu’alors pressenti au poste de commissaire au Commerce, ce qui permettrait au pays de peser sur les négociations du partenariat transatlantique notamment. Mais la concurrence représente des enjeux encore plus importants. L’Allemagne est sans doute le pays qui a le plus de dossiers de concurrence en cours d’examen à la Commission, ce qui pose potentiellement problème.

Rencontre à Bruxelles jeudi 4 septembre

Selon nos informations, Jean-Claude Juncker devrait rencontrer Pierre Moscovici jeudi 4 septembre à Bruxelles pour lui confirmer ses nouvelles fonctions.

L’hypothèse d’un  nouveau poste de commissaire qui devrait gérer la question des investissements reste en suspens ; le dossier pourrait échoir au finlandais Katainen, ou à un autre commissaire qui aurait ce portefeuille dédié.

Jean-Claude Juncker doit présenter sa nouvelle équipe entre le 8 et le 10 septembre. Parmi les questions en débat, il se pourrait que le Royaume-Uni obtienne le portefeuille du marché intérieur actuellement attribué à la France. Dans ce cas, le pays insulaire verrait les services financiers exclus du périmètre classique du portefeuille.

Marché intérieur et numérique au Royaume-Uni

Mais les questions numériques,  qui étaient jusqu’alors aux mains de la commissaire néerlandaise Neelis Kroes, seraient également inclues dans ce poste taillé sur mesure pour le Royaume-Uni, dont le Premier ministre David Cameron s’est frontalement opposé à la nomination de Jean-Claude Juncker à la tête de la future Commission.

Parmi les autres portefeuilles en discussion, la Grèce dont le territoire maritime l’expose particulièrement se verrait confier celui de l’immigration.

Un jour après la confirmation de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, les dirigeants des 28 États membres se sont réunis à Bruxelles dans la soirée du 16 juillet. Objectif : discuter du nouveau président du Conseil européen, de celui de l'Eurogroupe et du prochain haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères.

Ce sommet s’est soldé par un échec. Aux yeux des pays d’Europe de l’Est, aucune décision ne peut être prise sur ces deux postes clés, tant qu'ils n'ont pas connaissance du portefeuille qui sera assigné à « leur » commissaire national.

Dans ce qui semble être un véritable casse-tête, les dirigeants européens se sont mis d'accord pour se rencontrer de nouveau à la fin du mois d'août afin de distribuer toute une série de postes de l'UE entre les États membres. Entre temps, chaque État membre est tenu de soumettre un candidat pour la Commission européenne.

L’ensemble de la Commission est également soumis à l'approbation du Parlement européen. Le collège des commissaires est ensuite officiellement désigné par le Conseil européen à la majorité qualifiée.

 >> Lire notre LinksDossier : hautes fonctions européennes : à qui le tour ? et notre page sur la nouvelle Commission

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