Netflix veut devenir neutre en carbone d’ici à la fin de l’année 2022

« Nous sommes convaincus que nous n’atteindrons pas nos objectifs climatiques sans protéger et régénérer les écosystèmes naturels », écrit Emma Stewart, directrice de la durabilité chez Netflix. [9091086/Shutterstock]

Conformément aux objectifs de l’Accord de Paris, la plateforme de streaming Netflix a annoncé la semaine dernière son ambition d’atteindre l’objectif net zéro carbone d’ici la fin de l’année 2022.

Pour attendre cette ambition, Netflix s’est d’abord engagé à réduire ses émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre – liées notamment à l’impact de la production physique du contenu et aux activités de l’entreprise – de 45 % d’ici 2030.

En complément, la plateforme a annoncé investir dans des projets qui retiennent le CO2, comme la préservation des zones naturelles en danger comme les forêts tropicales.

Aussi, d’ici à 2022, les émissions restantes devraient être compensées « en investissant dans la régénération d’écosystèmes naturels essentiels ». « Ces projets, tels que la restauration de prairies, de mangroves et de sols sains, permettront notamment de séquestrer le CO2 », peut-on lire dans le communiqué.

Forêt urbaine : l'allié biodiversité de l'Europe

Selon Greenpeace Allemagne, les forêts ont un potentiel d’absorption de 245,4 millions de tonnes de CO2 par an. En réduisant l’exploitation forestière européenne d’un tiers, ce chiffre passerait à 487, 8 millions. Ces dernières années, les mini forêts en milieu urbain connaissent un essor fulgurant.

« Nous sommes convaincus que nous n’atteindrons pas nos objectifs climatiques sans protéger et régénérer les écosystèmes naturels », écrit Emma Stewart, directrice de la durabilité chez Netflix, ajoutant que la préservation de l’environnement est un enjeu que la plateforme de streaming prend très à cœur, et que l’on retrouve dans le contenu qu’elle propose.

« En 2020, 160 millions de ménages dans le monde ont choisi de regarder au moins un film ou un programme Netflix qui les a aidés à mieux comprendre les enjeux climatiques », elle note.

L’impact environnemental des plateformes de streaming

« Si l’on veut être sérieux avec les objectifs de transition énergétique, il est indispensable de prendre en compte l’impact du numérique, qui est en croissance exponentielle. Cette analyse montre que c’est possible », déclarait le directeur général de The Shift Project, Matthieu Auzanneau.

Dans un rapport datant de juillet 2019, le think tank – qui « œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone » – estimait que le visionnage de vidéos en ligne représentait 1% des émissions de gaz à effets de serre mondiales. A titre de comparaison, on évalue à la part de l’aviation à 1,5%.

Le mois dernier, Netflix révélait, à l’aide d’un outil appelé DIMPACT et développé par des chercheurs de l’université de Bristol, qu’une heure de streaming sur sa plateforme en 2020 générait moins de 100 grammes de CO2e – l’équivalent d’un parcours de 400m en voiture.

La course à celui qui aura la plus petite empreinte carbone parmi les géants du numérique semble être lancée : en janvier 2020, Microsoft s’était engagé à avoir un bilan carbone négatif d’ici à 2030 et « éliminer de l’environnement tout le carbone que l’entreprise a émis (…) depuis sa fondation » d’ici à 2050 tandis que, plus récemment, Google a annoncé vouloir « être la première grande entreprise à fonctionner sans carbone » d’ici à 2030.

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